Musée National du Bardo Quand la Culture s’allie à l’Histoire

Musée National du Bardo Quand la Culture s’allie à l’Histoire

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Le Musée du Bardo, initialement Musée de la Préhistoire, fut inauguré en 1930. Classé « Monument historique », le 1er Septembre 1985, il fut décrété la même année : Musée National.

En 2009, un vaste chantier de restauration est entamé, après une étude qui dura trois ans. Il concerna dans un premier temps, la partie abritant les Collections de Préhistoire, puis le Monument. S’offrit alors au visiteur la possibilité d’admirer ce joyau architectural, qu’est le Monument ainsi que les Expositions sur les dernières découvertes archéologiques, situées dans la partie basse du Musée.

Esplanade du Musée National du Bardo

Chavirés par sa somptuosité, notre cœur bat la chamade : admirer encore et toujours les Expo Préhistoriques et Ethnographiques, et le clou de la visite : se prélasser dans les salles de la Villa, Partie Haute du Musée.

Parce que l’envie de nous cultiver reste la plus forte, nous nous attardons avec le guide qui raffole du Lieu jusqu’en devenir lyrique. Il nous abreuve d’anecdotes.

La villa du Bardo, nous dit-il, Résidence d’été fut vraisemblablement construite au XVIIIe siècle. Elle aurait appartenu à un Prince Tunisien, le Prince Omar ou Mustapha Ben Omar, exilé en Algérie. En 1830, la villa fût affectée au Général Exelmans.

L’Agha de Biskra, Ali Bey l’acquit en 1875. Il l’agrémenta de belles fresques importées d’Orient, Puis la revendit en 1879 à monsieur Pierre Joret, dernier occupant, qui effectua des extensions dans la partie basse, sans altérer l’unité architecturale de la bâtisse. A son décès, sa sœur Madame Frémont, céda la villa du Bardo à l’Etat Français.Celui-ci décida d’en faire un Musée de Préhistoire et d’Ethnographie algérienne, réplique du Musée de l’Homme à Paris, dont l’inauguration en 1930, devait coïncider avec le Centenaire de la colonisation française en Algérie.

Le Musée National du Bardo est intimement lié à la préhistoire de par les remarquables Collections Archéologiquesréunies, ainsi que les Collections Anthropologiques et Paléontologiques. Il s’agit bien là d’un Lieu de référence pour les préhistoriens autant que pour les publics. Collections Préhistoriques, Séries de gravures rupestres, dont certaines sont des documents uniques, révélant la richesse de notre Patrimoine à travers les Âges.

Les Collections Ethnographiques du Musée, sont constituées de Collections algériennes classées par Thèmes, spécifiques à chaque région du Territoire. Elles comprennent : Instruments de musique à corde, à vent et à percussion, utilisés par les orchestres citadins ou ruraux ; Armes et harnais usités au cours des révoltes du XIXe siècle ; Costumes brodés réalisés dans de riches étoffes ; Chaussures, babouches ou socques ainsi que les coiffes brodées ou métalliques ; Objets en dinanderie ou en bois et Bijoux en argent.

Ethnographie : Exposition de

Le Musée est avant tout un ilot de Verdure, où bananiers luxuriants côtoient Palmiers majestueux. Il y a quelques années, en ce même endroit, existait une volière dotée d’oiseaux exotiques.

Entrée de la Partie Haute du Musée Coiffes (Partie Basse)
Entrée donnant sur l’esplanade (Villa)

Sur l’esplanade, Faïences et Mosaïques se succèdent. Travail d’Orfèvrerie que ces Artisans qui s’entraidèrent jadis, pour faire du Musée, un Havre paradisiaque !!

Enfilade de Mosaïque

Nous défilons dans les Salles de la Villa et admirons travaux muraux et boiseries époustouflants, que l’on retrouve encore et si l’on est bien introduit dans les vieux Palais Ottomans, notamment algérois.

Nous immortalisons l’instant par la prise de clichés avec nos mobiles. Bons à incorporer sur les Réseaux sociaux pour mettre en valeur ce Patrimoine si cher à nos cœurs.

Salle avec Mosaïques au Musée du Bardo

Non rassasiés, nous cumulons les clichés. Notre Ami Salim s’offre même un selfie qu’il envoie en exclusivité et sans tarder à son neveu.

Satisfaits du temps qui nous est imparti et des joies que nous procurent inlassablement l’endroit, nous nous promettons d’y revenir, toujours plus nombreux. Car le Musée du Bardo reste festif en toute saison, pour qui sait allier Culture et Histoire.

Karine AÏT YOUNES

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