Pandémie oblige

Pandémie oblige

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Combattantes de la première heure et mères courage, les algériennes n’ont jamais dérogé à leur statut. Elles sont de celles que les défis galvanisent, qu’elles soient lettrées ou pas, mariées ou célibataires.

Pandémie oblige, crise rime avec changements structurels et réorganisation. Elles doivent faire preuve de souplesse et d’adaptation pour faire face à tous ces chamboulements et à vrai dire, elles sont les premières à trinquer !!!

Les Algériennes sont toutes à plancher à domicile devant leur micro, du moins de celles qui en possèdent un, pour faire du télétravail. Un quota d’heures à assurer, lorsqu’enfin il faut changer bébé ou mettre le repas en route.Fée du logis avant tout, elles jonglent avec les horaires, tant bien mêmequ’elles œuvrent à domicile, pandémie oblige.

Bien sûr, les enfants sont heureux de ce temps qui leur ai imparti, se chamaillent et se bousculent. Et là encore, leur mère se dévoue pour leur assurer un enseignement, le temps que l’école reprenne.

Et voilà que le Ramadan sonne le glas d’un mois de bombance où la femme algérienne devra montrer toute sa virtuosité à concocter mets et douceurs.

Elle doit alors rajouter une corde à son arc et se dévouer pour faire mijoter la chorbaà petit feu (Chorba : Consommé à la Tomate) et dorer à point la kesra (Galette de blé dur), puis lorsque l’Aïd poindra, elle s’évertue à confectionner moult friandises, savoureux gâteaux à l’anis et à la fleur d’oranger.

Mais il faut dire que les femmes et en particulier, les Algériennes, sont les premières perdantes : elles « concoctent et boulottent ». Farandole d’activités, lorsque leur homme, dans le meilleur des cas, approvisionne la maisonnée de victuailles mais se roule les pouces en attendant le souper.

Il est vrai, que couvre-feu rallongé, ils reprennent peu à peu leur activité professionnelle. Les plus téméraires, n’ont jamais cessé de travailler durant la crise, à l’instar du personnel soignant ou les employés de la voirie.

Chapeau bas ! Aux médecins et infirmières, dévouement extrême, que la peur de la mort n’affecte pas. Pour ce faire, une prime délivrée par les autorités, leur sera octroyées pour récompenser leur sens du devoir et dévouement à la Nation.

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Et même dans ces cas-là, la parité Homme-Femme n’existe pas. Le statut et le salaire ne sont pas équivalents.

Du reste, Amendements font que  Algériens et Algériennes ne sont pas égaux sur le plan juridique. Entendons-nous : les textes sont explicites et prônent l’égalité, l’application quant à elle, est sujette à caution.

Et que dire des femmes au foyer, à temps plein à domicile toute l’année. Les plus audacieuses continuent à faire leur marché en respectant les gestes barrières.

Mise à part cela, les habitudes restent inchangées : elles roulent le couscous quand elles ont de la semoule, nettoie et lessive recoins de la maison.

Elles prennent exemple sur nos aïeules, qui n’avaient pas tout le confort dont nous jouissons aujourd’hui, Moudjahidates mais femmes avant tout, elles nous transmirent us et coutumes que nous tenons à notre tour, à perpétuer au fil des générations.

Nos jeunes filles sont vernies de tout ce passif, savoir-faire, background en quelque sorte, qu’il faut rentabiliser dans les meilleurs délais. Elles se constituent être cette descendance choyée que le désœuvrement ne guette pas.

Lorsque la Pandémie ne sera qu’un mauvais souvenir, les Algériennes se rappelleront de cet intermède, de lorsqu’elles eurent à prouver doublement de leur efficacité à la fois, à domicile et assurer comme un mec pour ce qui est de leur job !!!

Karine AÏT YOUNES

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