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Algérie

APN

Faid présente le PLF 2024 devant la Commission des finances et du budget

 

Le ministre des Finances, Laaziz Faid, a présenté, samedi, le projet de loi de finances pour l’exercice 2024, devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), lequel prévoit des dépenses de plus de 15.275 milliards (Mds) de DA, dont 18% destinées à l’investissement public. Dans son exposé devant les membres de la Commission lors d’une plénière présidée par Saad Bghidja, président de la Commission, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Basma Azouar, M. Faid a indiqué que l’élaboration du PLF-2024, intervenait dans « un contexte international et régional marqué par un état d’expectative, ajouté aux pressions inflationnistes observées dans la plupart des économies du monde ». Sur le plan interne, ajoute le ministre, l’élaboration du nouveau PLF intervient dans « un contexte propice qui a démontré la souplesse de l’économie algérienne à faire face aux chocs successifs », depuis la crise sanitaire, puis les conflits géostratégiques, et ce à travers l’amélioration des indicateurs macroéconomiques et budgétaires qui ont montré la poursuite de la croissance, tirée notamment par l’activité du secteur hors-hydrocarbures, l’amélioration des revenus des exportations, la réalisation d’un excédent dans la balance des paiements, l’accumulation des réserves de change, ainsi que la réduction du déficit budgétaire. Le PLF s’inscrit également dans un contexte marqué par « le retour de la stabilité économique », selon M. Faid qui explique ceci par « les mesures prises par les pouvoirs publics, conformément aux orientations du Président de la République sur le plan socio-économique, et ce depuis l’année 2020 et relatives notamment à la préservation et à l’amélioration du pouvoir d’achat, à la promotion de l’emploi, à l’amélioration du cadre de vie du citoyen, à la concrétisation de la numérisation et à l’encouragement de l’investissement ». Néanmoins », les tensions géopolitiques continues impactant les cours mondiaux des matières premières, notamment les produits alimentaires dont les cours continuent à augmenter, requièrent toujours une intervention croissante de l’Etat », a estimé le ministre, affirmant que  » cet état impacte négativement le pouvoir d’achat des ménages, les équilibres des comptes, ainsi que le budget de l’Etat ». A cet égard, il a évoqué les principales mesures prises pour atténuer les effets de ces hausses de prix, notamment à travers la révision du barème de l’Impôt sur le revenu global (IRG), l’augmentation des salaires des employés résultant de la révision de la grille indiciaire des années 2022, 2023 et 2024, l’instauration et la réévaluation de l’allocation chômage, l’augmentation des subventions et des pensions de retraites au profit de certains groupes sociaux.

Le ministre a souligné que le projet de la nouvelle loi de finances a été élaboré dans le cadre de la mise en œuvre du cadrage budgétaire à moyen terme (2024-2026), et vise à travers les mesures fiscales qui y sont proposées, à élargir l’assiette fiscale, mobiliser les ressources, lutter contre le fraude et l’évasion fiscales, et simplifier les procédures dans le cadre de la poursuite de l’amélioration du climat des affaires et des réformes fiscales, de même qu’il œuvre à rationaliser et à améliorer la qualité et l’efficacité des dépenses publiques. Selon les chiffres présentés par le ministre, le projet de la loi des finances pour 2024 prévoit des recettes de 9.105,3 milliards de DA, en légère baisse de 0,82% par rapport aux recettes estimées dans les prévisions de clôture de l’année 2023, dont 3.512,3 milliards de DA de recettes pour la fiscalité pétrolière. Quant aux dépenses en 2024 , elle s’élèveront selon le projet de la loi des finances à 15.292,47 milliards de DA pour les autorisations d’engagement et 15.275,28 milliards de DA pour les crédits de paiement selon le portefeuille de programmes et conformément aux dispositions de la loi organique relative aux lois des finances, la structure des programmes ayant été révisée après l’achèvement des débats budgétaires menés avec les différents département ministériels, pour atteindre 50 portefeuilles de programmes comprenant 141 programmes et 293 sous-programmes. Le budget de l’Etat pour l’année 2024 est réparti, selon la nature des dépenses, sur les dépenses dédiées aux personnels, de l’ordre de 5.155,67 milliards de DA, dépenses de gestion des services 632,87 milliards de DA, dépenses d’investissement estimées à 2.894,58 milliards de DA d’autorisation d’engagement et 2.809,36 milliards de DA de crédits de paiement, soit 18,9% et 18,4% respectivement du total des crédits du budget. S’agissant du nouveau programme d’investissement public, l’enveloppe budgétaire prévue pour l’année 2024 dédiée aux nouvelles opérations est estimée à 2.405,33 milliards de DA d’autorisation d’engagement et 1.356,57 milliards de DA de crédits de paiement. L’autorisation d’engagement consacrée aux nouveaux programmes prévoit principalement, à hauteur de 92%, neuf (9) portefeuilles, à savoir l’Habitat (51,1%), les Travaux publics (12,4%), l’Hydraulique (7,8%), l’Education (7,5%), la Santé (3,4%),  la Justice (2,9%), l’Enseignement supérieur (2,5%), les Transports (2,4%) et l’Agriculture (2,3%). Par ailleurs, les affectations prévues pour l’année 2024 à la réévaluation des opérations en cours de réalisation ont atteint 489,25 milliards de DA d’autorisation d’engagement et 396,82 milliards de DA de crédits de paiement. L’opération de réévaluation à hauteur de 92,6% est aussi prévue pour six (6) portefeuilles, à savoir les Travaux publics (49,3%), l’Habitat (16,7%), la Santé (11%), l’Hydraulique (7,9%), l’Education (5,1%) et la Jeunesse et des Sports (2,7%). Ces affectations sont proposées pour réévaluer les opérations en cours de réalisation, notamment celles ayant fait objet de dégel, selon la présentation du ministre.

Justice

Nécessité de poursuivre l’amélioration du service public judiciaire offert aux citoyens

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Abderrachid Tabi a souligné, samedi à Alger, la nécessité de poursuivre le travail pour restaurer la confiance des citoyens en la Justice, en améliorant la qualité du service public judiciaire qui leur est offert. Présidant la réunion annuelle avec les présidents des Cours de Justice et les Procureurs généraux, les présidents des tribunaux administratifs d’appel et les commissaires d’Etat auprès de ces tribunaux, et les cadres de l’Administration centrale, au siège du ministère, M. Tabi a déclaré qu' »il reste encore beaucoup à faire pour restaurer la confiance des citoyens en la Justice et garantir la sécurité judiciaire à la société », soulignant que cela reposait sur « le fait de prêter une attention particulière à la moralisation de l’action judiciaire, garantir la qualité des jugements et des arrêtés rendus par les tribunaux et les cours, et veiller sur l’application des jugement et l’amélioration de la qualité du service public judiciaire rendu aux citoyens ». Il a, également, mis en évidence le « rôle central » du Conseil supérieur de la magistrature, dont le renouvèlement « donnera un nouvel élan à l’amélioration de la performance judiciaire à travers l’orientation, l’accompagnement et la lutte ferme contre les diverses violations et pratiques qui nuisent à la réputation de la Justice »a-t-il dit. A cet égard, le ministre a souligné « la corrélation » entre le Conseil supérieur de la magistrature, le Syndicat national des magistrats et l’inspection générale au ministère de la Justice en tant qu’organe administratif en vue d’affiner les pratiques et de respecter les obligations imposées par la place du magistrat dans la société, tout en s’en tenant au devoir de réserve et assurant le respect de l’éthique professionnelle ». Il a, également, indiqué que les nombreux objectifs et ateliers prévues il y a plus de deux ans portaient sur « les thèmes qui concernent directement le citoyen dans sa relation avec la Justice », soulignant que « la mise en œuvre de ces objectifs et la manière d’en prendre soin constituent un critère majeur pour l’évaluation de la performance des responsables des juridictions ». M. Tabi a, par ailleurs, expliqué que la tenue de cette réunion annuelle visait à évaluer « ce qui a été accompli au cours de l’année écoulée en ce qui concerne l’action judiciaire et s’enquérir du degré de la mise en œuvre des grands axes des réformes de la Justice, et de définir les objectifs souhaités pour la nouvelle année judiciaire, de manière à répondre aux aspirations des citoyens » Concernant l’action judiciaire, l’accent sera mis sur  » l’évaluation des résultats réalisés en matière de résorption des cautions en suspens depuis des années et de gestion des saisies, outre le nettoyage des bases de données relatives aux décisions de justice, au recouvrement des amendes, aux dépenses du secteur de la justice, à la rationalisation de la gestion de l’action publique et des dépenses de la justice pénale », auxquels s’ajoutent « l’évaluation de l’action de la justice administrative, notamment après la reprise du travail des tribunaux administratifs d’appel avec présentation bilan d’ation des tribunaux commerciaux spécialisés, installés en janvier dernier ». Concernant le traitement des dossiers de affaires dangereuses en lien avec l’ordre public, le ministre a insisté sur  » l’application de la politique pénale nationale dans le continuité des efforts fournis pour faire face à toute forme de criminalité, et veiller au bon traitement des affaires dangereuses avec l’efficacité attendue, en conformité avec le strict respect des droits de l’homme et la garantie des conditions d’un procès équitable ». Sur la question de la numérisation du secteur, Monsieur Tabi a indiqué que cette opération « revêt des dimensions stratégiques dans le programme du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune qui l’a placée au centre de la politique de l’Etat, la considérant parmi les leviers permettant de s’affranchir du spectre de la bureaucratie ». Il a ajouté à ce sujet que  » la promotion de l’appareil judicaire et sa modernisation passe obligatoirement par la modernisation de l’action judiciaire et sa numérisation  » , soulignant que la modernisation de l’institution judiciaire  » doit reposer sur l’amélioration des conditions de travail des juges, des fonctionnaires et des auxiliaires de justice, ainsi que des services offerts aux citoyens ». Au sujet de la politique de l’Etat dans le domaine de la réinsertion sociale, M. Tabi a rappelé « l’importance cruciale » qu’accorde l’Etat aux programmes de réinsertion sociale des prisonniers, en œuvrant à « hisser leur niveau d’instruction et développer leurs compétences et leur qualifications ». Par ailleurs, le ministre a également insisté sur l’impératif d' »étendre les canaux de dialogue avec les opérateurs sociaux et d’encourager les compétences », mais aussi d’engager « la concrétisation des procédures de promotion, selon un programme annuel, suite à la décision du Gouvernement prévoyant le dégel des promotions des employés dans les différents corps ».

Le CSJ reçoit une délégation du Comité central du parti communiste chinois

Des membres du Conseil supérieur de la Jeunesse (CSJ) ont reçu samedi, une délégation du Département des relations extérieures du Comité central du parti communiste chinois  (PCC), avec laquelle ils ont passé en revue les moyens de renforcer les relations bilatérales dans le domaine de la jeunesse. Dans une déclaration à l’issue de l’audience, le vice-président du CSJ, chargé des affaires d’autonomisation des jeunes, Abdelhalim Benbada a indiqué que « cette rencontre a permis d’évoquer les moyens de renforcer et de consolider les relations entre le CSJ et le Parti communiste chinois dans le domaine de la jeunesse ». La délégation chinoise a également pris connaissance de  » l’expérience algérienne dans la création du CSJ, en tant qu’organe consultatif, et a écouté des explications sur ses missions et ses perspectives d’avenir », a-t-il ajouté. Par ailleurs, M. Benbada a salué les relations distinguées entre les deux pays, qui selon lui, « relèvent d’une coopération stratégique ». A son tour, le chef de la délégation chinoise, a souligné l’importance du CSJ dans la formation de ce segment de la société et prendre connaissance de ses préoccupations, exprimant sa volonté de renforcer la communication avec le conseil et d’approfondir les échanges entre jeunes, ce qui aura un impact positif sur les relations entre les deux pays ». Il a également évoqué  » les relations historiques » algéro -chinoises » qui marquent cette année le 65e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays ».

Sport

Foot : Coupe d’Algérie des jeunes: la FAF établit un nouveau calendrier des tours régionaux

La Commission de la Coupe d’Algérie de la Fédération algérienne de football (FAF) a établi un nouveau calendrier des tours régionaux des jeunes suite à la décision portant suspension des activités footballistiques ainsi que la période des examens et celle des vacances scolaires, a indiqué dimanche l’instance fédérale sur son site officiel. Cette décision intervient conformément à la circulaire n.1883 transmise aux Ligues régionales en date du 10 octobre 2023 relative à l’épreuve de la Coupe d’Algérie des jeunes catégories (U15, U17 et U19) pour la saison 2023/2024, précise la FAF. A cet égard, Il est permis aux Ligues régionales de rajouter un tour supplémentaire afin d’atteindre le quota admis, toujours conformément à la circulaire n.1883, et ce, en le programmant le mardi 26 décembre 2023, a indiqué l’instance fédérale, soulignant qu’a l’exception du nouveau calendrier des tours, tous les autres aspects organisationnels et réglementaires demeurent inchangés.

 Nouveau calendrier de la Coupe d’Algérie des jeunes:

1er Tour régional (les clubs des ligues régionales et de wilayas)

-Vendredi 10 et samedi 11 novembre ou bien vendredi 17 et samedi 18 novembre

2e Tour régional  (les clubs des ligues régionales et de wilayas)

-Vendredi 8 et samedi 9 décembre

3e Tour régional (entrée en lice des clubs de l’inter-régions)

-Jeudi 21 et samedi 22 décembre

4e Tour régional (entrée en lice des clubs de Ligue 1 et 2)

-Vendredi 29 et samedi 30 décembre

5e Tour régional:

-Mercredi 3 et jeudi 4 janvier 2024.

INTERNATIONAL

Moyen-Orient

Bombardements israéliens du camp d’Al Maghazi de Ghaza: 51 martyrs et des dizaines de blessés

Au moins 51 Palestiniens sont tombés en martyrs et des dizaines blessés dans des bombardements de l’aviation sioniste qui avait ciblé dans la nuit de samedi à dimanche une maison dans le camp d’Al Maghazi, dans la bande de Ghaza, selon l’agence palestinienne Wafa, qui avait rapporté auparavant le bilan de plus de 30 morts dans ces opérations barbares. L’aviation sioniste avait visé, selon la même source,  »la maison de la famille Semaan, dans le camp d’Al-Maghazi, faisant des martyrs et des blessés ». D’autre part, les avions de combat d’occupation ont lancé des raids intensifs sur les quartiers de l’ouest et du nord de Ghaza et ont largué des bombes au phosphore blanc sur ces camps de réfugiés, des armes interdites selon les conventions internationales sur les armements, en particulier sur le camp d’Al-Shate, à l’ouest de Gaza.  »Les équipes de secours et d’ambulances ainsi que les citoyens ont également récupéré les corps de cinq martyrs et un certain nombre de blessés sous les décombres de la maison de la famille Abu Hasira, à l’ouest de Ghaza, qui avait été bombardée plus tôt par les avions d’occupation, tandis que les tentatives se poursuivent pour récupérer les corps et les blessés », ajoute Wafa. Dans la nuit de samedi à dimanche, le ministère palestinien de la Santé avait rapporté qu’au moins 30 Palestiniens, en majorité des enfants et des femmes, étaient tombés en martyrs et une centaine d’autres blessés dans les bombardements de l’aviation sioniste contre le camp de réfugiés d’Al Maghazi, dans le centre de la bande de Ghaza. La majorité des martyrs « sont des enfants et des femmes », a ajouté le ministère sur Telegram, affirmant que des maisons avaient été directement ciblées. Le ministère palestinien de la Santé a annoncé que le nombre de martyrs et de blessés à la suite de l’agression sioniste en cours contre la bande de Ghaza et en Cisjordanie, depuis le 7 octobre dernier, s’élève à 9.572 martyrs et plus de 26 000 blessés, dont plus des deux tiers sont des enfants, des femmes et des personnes âgées. Le ministère a expliqué que 9.425 martyrs sont tombés en martyrs dans la bande de Ghaza et plus de 25.000 ont été blessés, alors qu’en Cisjordanie, le nombre de martyrs s’est élevé à 147 et plus de 2.200de blessés.

Devant Antony Blinken, Mahmoud Abbas dénonce « le génocide » mené par Israël à Gaza…

L’armée israélienne progresse dans la bande de Gaza, où une nouvelle frappe a fait des dizaines de morts dans un camp de réfugiés samedi soir selon le Hamas, malgré les appels au cessez-le-feu et le désespoir des civils palestiniens après 30 jours de guerre.

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Al-Safadi, a souligné que le monde arabe parlait d’une « seule voix » pour mettre fin à la guerre à Gaza, à l’issue d’une rencontre à Amman samedi avec son homologue américain Antony Blinken, où étaient présents les chefs de la diplomatie d’Egypte, d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et du Qatar.

Antony Blinken, attendu ce dimanche à Ankara, a réitéré la ferme opposition des Etats-Unis à un cessez-le-feu. Il a répété que son pays privilégiait des « pauses humanitaires » pour acheminer l’aide aux 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza.

 

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