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Warda El Djazaïria, l’éternelle voix du cœur célébrée à Alger

Quatorze ans après la disparition de Warda El Djazaïria, l’Opéra d’Alger ravive la mémoire de la légendaire chanteuse à travers une semaine d’hommages mêlant musique, émotion et transmission. Entre concerts, expositions et publication d’un livre intime signé par son fils Reyad Kesri, « Les Nuits de Warda » célèbrent une artiste dont la voix continue de traverser les générations.

L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïeh a lancé dimanche les célébrations des « Nuits de Warda El Djazaïria », organisées sous le patronage de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, à l’occasion du 14e anniversaire de la disparition de la diva algérienne, décédée le 17 mai 2012 au Caire à l’âge de 73 ans.Le coup d’envoi de cet hommage a été marqué par une conférence-débat autour du livre La voix, le sang et la vie — Fragments d’une présence : Warda El Djazaïria, publié aux éditions Dalimen et signé par son fils, Reyad Kesri. Plus qu’une biographie, l’ouvrage propose un récit intime qui explore la double identité de la chanteuse : l’icône adulée du monde arabe et la femme, Warda Ftouki, dans sa dimension familiale et humaine.Devant un public nombreux, Reyad Kesri a partagé des souvenirs personnels et évoqué le génie artistique de sa mère. Le livre rassemble également des témoignages de proches et d’artistes ayant côtoyé la chanteuse, offrant un regard sensible sur celle que l’on surnommait « la Rose de l’Algérie ».Les célébrations se poursuivront jusqu’au 23 mai avec un riche programme culturel.

Conférance de presse à l’opéra d’Alger avec le fils et l’auteur Ryad Kesri sur le livre warda El Djazaria

Des expositions inédites de photographies, objets personnels et archives rares retraceront le parcours exceptionnel de Warda entre Paris, Alger et Le Caire. Organisées avec le centre national de documentation de l’image et des médias, elles mettent en lumière l’héritage artistique et patrimonial laissé par la diva.Deux grandes soirées musicales viendront également faire revivre son répertoire mythique. Le 22 mai, l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger, dirigé par le maestro Amine Dehane, accompagnera les artistes Zein Awad, Asma Ben Ahmed, Chaimaa Mallem et Sabri Ezzedine. Le lendemain, Nadine Saab, Hassiba Amrouche et Asma Sebaa monteront à leur tour sur scène pour interpréter les plus grands classiques de Warda.Née à Paris en 1939 d’un père algérien et d’une mère libanaise, Warda El Djazaïria a marqué plus de six décennies de musique arabe. Révélée au Caire dans les années 1960, elle a laissé derrière elle des œuvres intemporelles comme Batwanes Bik, HarramtAhebak ou Wahachtouni, devenues des références majeures du patrimoine musical arabe.À travers « Les Nuits de Warda », Alger rend ainsi hommage à une voix immortelle, dont l’émotion et l’élégance continuent de résonner bien au-delà des générations.

HHS

 

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