Salama News

Salama News

108
PARTAGER

Le Président Tebboune poursuit sa visite d’Etat en Turquie pour le 3ème et dernier jour

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, poursuit, mardi, sa visite d’Etat en République de Turquie pour le troisième et dernier jour, à l’invitation du président Turc, M. Recep Tayyip Erdogan.

Au programme de cette journée, le Président Tebboune rehaussera par sa présence les travaux du Forum d’affaires algéro-turc, qui se tiendra à Istanbul.

Lors de ce troisième et dernier jour de la visite, le Président Tebboune sera honoré par l’Université d’Istanbul.

Le deuxième jour de la visite d’Etat qu’effectue le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune en Turquie a été marqué par la tenue d’entretiens riches et profonds entre les chefs d’Etat des deux pays et la signature de plusieurs accords et mémorandums d’entente pour renforcer la coopération bilatérale à tous les niveaux et insuffler la dynamique escomptée aux relations bilatérales historiques ancrées dans l’histoire et distinguées entre les deux pays frères. A l’issue de l’accueil solennel chaleureux réservé au Président Tebboune par son homologue turc, M. Recep Tayyip Erdogan au Complexe présidentiel à Ankara conformément aux us et traditions turcs, les deux chefs d’Etat ont eu des entretiens en tête à tête élargis aux délégations des deux pays.

Les présidents Tebboune et Erdogan ont coprésidé par la suite les travaux de la première session du Conseil de coopération de haut niveau entre les deux pays, et cosigné la Déclaration commune de la première réunion de ce Conseil.

Au niveau de la salle de conférences du Complexe présidentiel, l’Algérie et la Turquie ont signé plusieurs accords de coopération et mémorandums d’entente dans divers domaines.

Les accords concernent plusieurs secteurs comme l’Energie et les Mines, les Finances, le Commerce, l’Industrie, l’Information et la Communication, les Travaux publics, la Pêche, les Sciences & Technologies et l’innovation, les Micro-entreprises, les Oeuvres sociales, la Formation professionnelle, la Culture, l’Education, l’Environnement et la lutte contre le crime organisé transfrontalier.

…Il préside à Istanbul l’ouverture des travaux du Forum d’affaires algéro-turc

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a présidé, mardi à Istanbul (Turquie), l’ouverture des travaux du Forum d’affaires algéro-turc, dans le cadre de sa visite d’Etat en Turquie entamée dimanche à l’invitation du président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Participent à ce Forum, auquel a pris part le vice-président turc Fuat Oktay, plus de 300 opérateurs économiques des deux pays pour examiner les voies à même de renforcer les relations économiques et commerciales entre l’Algérie et la Turquie et augmenter le volume des investissements entre les deux pays. 

Avant l’entame du Forum, le président Tebboune a rencontré des hommes d’affaires algériens et turcs lors d’une réunion à laquelle ont pris part la délégation ministérielle accompagnant le président, l’ambassadeur d’Algérie en Turquie et l’ambassadrice de Turquie en Algérie.

Le président Tebboune est arrivé mardi à Istanbul dans le cadre du troisième et dernier jour de sa visite d’Etat en Turquie.

Avant l’ouverture du Forum, le président de la République a été fait docteur honoris causa en relations internationales par l’université d’Istanbul, « en reconnaissance de ses efforts en matière de coopération internationale et régionale et de développement des relations entre l’Algérie et la Turquie ».

Le deuxième jour de la visite d’Etat qu’effectue le président de la République en Turquie avait été marqué par la tenue d’entretiens riches et profonds entre les chefs d’Etat des deux pays et la signature de plusieurs accords de coopération et mémorandums d’entente pour renforcer la coopération bilatérale dans divers domaines.

A l’issue de l’accueil solennel chaleureux réservé au Président Tebboune par son homologue turc au Complexe présidentiel à Ankara, les deux chefs d’Etat avaient eu des entretiens en tête à tête élargis aux délégations des deux pays.            

Les présidents Tebboune et Erdogan avaient coprésidé par la suite les travaux de la première session du Conseil de coopération de haut niveau entre les deux pays, et cosigné la Déclaration commune de la première réunion de ce Conseil.

L’Algérie demeure fidèle à la mémoire des Amis de la Révolution nationale

Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane a affirmé, mardi à Alger, qu’après 60 ans du recouvrement de sa souveraineté nationale, l’Algérie demeure fidèle à la mémoire des Amis de la Révolution nationale, issus de plusieurs pays et continents qui ont consenti des sacrifices pour la soutenir.

Présidant l’ouverture du séminaire international sur les Amis de la Révolution algérienne, M. Benabderrahmane a souligné qu' »après 60 ans de l’indépendance et du recouvrement de la souveraineté nationale, le 5 juillet 1962, et la construction de l’édifice de l’Etat national, l’Algérie demeure fidèle à la mémoire des femmes et des hommes qui l’avaient épauler, voire consenti des sacrifices pour la soutenir, issus de plusieurs pays et continents, en dépit de la différence de leur obédience religieuse, langue, idéologie et statut social ».

Le Premier ministre s’est dit convaincu que les Amis de la Révolution algérienne « concrétisent, par leurs nobles positions, la conscience humaine qui défend le bien contre le mal et soutient les opprimés contre les tyrans », ajoutant qu' »ils ont subi, eux-mêmes, pour leurs honorables positions différentes formes d’injustice, qu’ils soient des Amis ou alliés de la Révolution, parmi les individus, peuples ou Gouvernements ».

Il a ajouté que tous ces facteurs réunis « ont conféré à la Révolution son caractère humain et universel, grâce auquel elle a réussi à faire la séparation entre le néocolonialisme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à préserver leur dignité et à arracher leur liberté, car il ne s’agissait pas d’une simple Intifadha ou d’un mouvement de rébellion de groupes hors la loi tel que le prétendait le colonisateur dans les fora internationaux dans une tentative visant à duper l’opinion publique internationale ».

La guerre de libération est « une révolution humaine qui a défendu les valeurs communes et les droits naturels tels que le droit à la vie, l’élimination du racisme et l’arrêt de l’exploitation brutale des peuples et le pillage de leurs richesses », a indiqué le Premier ministre, rappelant également que « les avant-gardes de l’Armée de libération nationale (ALN), n’ont eu recours aux armes que comme moyen d’autodéfense et pour défendre la terre et l’honneur, après l’épuisement de toutes les méthodes de résistance populaire et de toutes les méthodes pacifiques et revendications légitimes, depuis un siècle et quart de siècle de temps, au cours desquels le colonisateur avait édicté des lois injustes et utilisé des méthodes brutales pour subjuguer le peuple algérien, rompre l’unité du tissu social et porter atteinte à l’intégrité territoriale ».

Pour ces raisons,-ajoute le Premier ministre- « notre cause juste et légitime avait gagné la sympathie de la plupart des peuples du monde, individus et Etats », estimant que la révolution algérienne et ses appuis ont contribué à « redessiner de nouveaux paramètres géopolitiques et stratégiques pour la coexistence entre les nations ».

M.Benabderrahmane a conclu en précisant que l’Algérie « exprime sa grande considération à tous les amis de la révolution algérienne et à tous les amis de l’Algérie qui se sont sacrifiés pour leurs convictions sur le principe de la liberté indivisible ».

Monde

Royaume Uni

La reine Elizabeth II participe à l’inauguration d’une ligne de métro à son nom

La souveraine de 96 ans est apparue ce mardi à Londres aux côtés de son fils Edward, tout sourire, une canne à la main.

Elizabeth II a surpris son monde ce mardi en effectuant une visite inattendue lors de l’inauguration d’une ligne de métro londonienne à son nom. Vêtue d’un ensemble jaune, chapeau assorti, la souveraine âgée de 96 ans est apparue souriante, une canne à la main, aux côtés de son plus jeune fils, Edward, lors de cette visite à la station de métro Paddington, dans l’ouest de Londres.

L’inauguration de l’« Elizabeth Line », nouvelle ligne de métro qui reliera les périphéries est et ouest de la capitale à partir du 24 mai, est le premier déplacement officiel de la reine hors de la région de Windsor, où elle réside, depuis la messe en mémoire de son défunt époux le prince Philip à l’abbaye de Westminster fin mars. Malgré ses difficultés à se déplacer, la reine multiplie les apparitions publiques ces derniers jours, à l’approche des célébrations de ses 70 ans de règne.

Boris Johnson « touché » par sa présence

Présent pour l’inauguration, le Premier ministre Boris Johnson s’est dit « incroyablement touché » par la présente de la reine Elizabeth II. Depuis qu’elle a connu des problèmes de santé à l’automne, qui ont entraîné une nuit d’hospitalisation consécutive à des examens dont la nature n’a jamais été précisée, les apparitions publiques de la monarque sont rares.Elle devait mardi être représentée par Edward et sa présence est un « heureux développement », a salué un porte-parole du palais de Buckingham. Deux jours plus tôt, la reine a assisté un spectacle équestre dimanche à Windsor, après s’être rendue vendredi à un prestigieux concours équestre, le Windsor Horse Show, dans lequel concouraient plusieurs de ses chevaux.

Des signaux rassurants pour le jubilé

Ces apparitions de la souveraine, qui la montrent en forme, sont des signes rassurants quant à sa participation au début du mois juin aux célébrations de son jubilé. Ces derniers mois, la souveraine avait annulé sa présence à plusieurs grands événements dont l’ouverture du Parlement, qu’elle a manqué pour la troisième fois seulement en 70 ans de règne, et où elle avait été remplacée par le prince héritier Charles.

Chine

Covid-19: Des centaines d’étudiants ont manifesté à l’Université de Pékin contre les restrictions

La métropole de plus de 20 millions d’habitants n’a enregistré qu’un millier de cas au cours des dernières semaines, mais le régime communiste reste attaché à sa politique du « zéro Covid ».

C’est un geste de défi inhabituel. Des centaines d’étudiants de la prestigieuse Université de Pékin ont protesté dimanche soir contre un renforcement des mesures anti-Covid. Car la capitale chinoise fait l’objet depuis début mai de strictes restrictions, avec des tests de dépistage quasi quotidiens et de fortes incitations au travail à domicile. Restaurants et autres commerces non-essentiels sont fermés et de nombreuses résidences sont placées sous confinement.

Même si la métropole de plus de 20 millions d’habitants n’a enregistré qu’un millier de cas au cours des dernières semaines, le régime communiste reste attaché à sa politique du « zéro Covid ». Mais plus de 300 étudiants, confinés dans leur dortoir depuis une semaine, ont manifesté dimanche soir à l’intérieur du campus de Wanliu, l’un des sites de la vaste Université de Pékin, ont indiqué plusieurs élèves qui ont requis l’anonymat par crainte de sanctions.

Le berceau des manifestations de Tian’anmen

Sur des vidéos dont le contenu a été vérifié par l’AFP, on peut voir les étudiants répéter des slogans et conspuer un responsable universitaire. Un principal adjoint de l’Université s’est finalement adressé aux manifestants à l’aide d’un mégaphone, les appelant à « rejoindre (leur) dortoir dans le calme », selon une vidéo transmise par un élève.

Les autorités universitaires ont ensuite promis d’autoriser les étudiants à rejoindre le principal campus d’enseignement et à se faire livrer des repas. Contactée, la direction de « Beida », comme est surnommée l’Université de Pékin, a refusé le qualificatif de « manifestation », évoquant simplement « des étudiants qui ont exprimé leurs demandes ». La prestigieuse université fut en 1989 le berceau des manifestations de Tian’anmen pour la démocratie, qui devaient s’achever dans un bain de sang dans la nuit du 3 au 4 juin 1989. Elle reste à ce titre surveillée comme le lait sur le feu par le pouvoir. « Aujourd’hui, nous avons vu la tradition contestataire des étudiants de Beida renaître de ses cendres », a salué un internaute sur le réseau social Weibo, dans un commentaire promptement censuré.

Une colère qui monte encore à Shanghai

La grogne est notable aussi à Shanghai, la ville la plus peuplée du pays, dont les 25 millions d’habitants sont en quarantaine depuis début avril. Voulant redonner un peu d’espoir à la population, les autorités ont annoncé dimanche une réouverture « par étapes » des commerces – une perspective qui ne change rien pour les millions de personnes encore confinées à domicile. Après avoir dépassé les 25 000 cas quotidiens fin avril, Shanghai a ramené lundi son bilan à moins d’un millier de nouvelles contaminations. La capitale économique chinoise a enregistré en outre près de 600 morts depuis mi-mars. Des chiffres restent minimes par rapport au reste du monde.

Otan / France :
«La France se tiendra aux côtés de la Finlande et de la Suède» en cas d’agression, prévient l’Élysee
Avec le soutien de l’Occident, la Finlande et la Suède ont officialisé leur demande d’adhésion à l’alliance militaire, malgré les menaces de la Russie et le blocage de la Turquie. Le gouvernement britannique veut que les deux pays puissent la rejoindre « dès que possible ».

C’est officiel : la Finlande, dimanche, et la Suède, lundi, ont officialisé leur demande d’adhésion à l’Otan, sur fond de guerre en Ukraine. « Nous quittons une ère pour entrer dans une nouvelle », a souligné la Première ministre suédoise Magdalena Andersson. « La France se tiendra aux côtés de la Finlande et de la Suède » face à « une menace ou une agression contre leur souveraineté », a prévenu l’Élysée, ce lundi, alors que le chemin vers l’élargissement de l’Otan semble semé d’embûches.

« Tout État qui chercherait à tester la solidarité européenne, à travers une menace ou une agression contre leur souveraineté par quelque moyen que ce soit, doit avoir la certitude que la France se tiendra aux côtés de la Finlande et de la Suède », écrit la présidence dans un communiqué. « La France (…) se tient prête à renforcer les coopérations en matière défense et de sécurité avec ces deux partenaires, par des consultations stratégiques de haut niveau et des interactions militaires renforcées », continue-t-il.

Le blocage de la Turquie, les menaces de Poutine

Le communiqué français est une réponse à la Russie qui, depuis plusieurs jours, hausse le ton face à une telle possibilité. Le président russe, Vladimir Poutine, a ce lundi estimé que ces adhésions ne constituaient pas « une menace immédiate ». Mais, a-t-il poursuivi, « le déploiement d’infrastructures militaires sur les territoires de ces pays entraînera bien sûr une réponse ». La Russie avait en particulier expliqué son attaque en Ukraine par le rapprochement de son voisin occidental avec l’Otan, estimant que cela constituait une menace « existentielle » pour sa sécurité.

La Finlande et la Suède devront convaincre tous les pays aujourd’hui membres de l’alliance militaire s’ils veulent l’intégrer, cela n’étant possible que par un vote à l’unanimité. C’est loin d’être gagné car la Turquie bloque. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé ce lundi soir que la Turquie ne « cédera pas », accusant de nouveau aux deux pays nordiques de faire preuve de mansuétude envers les rebelles kurdes du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) considéré comme une organisation terroriste.L’Occident se veut toutefois optimiste. La Suède et la Finlande devraient être intégrées à l’Otan « dès que possible », a estimé ce lundi le gouvernement britannique. « Leur adhésion renforcera la sécurité collective de l’Europe », a déclaré la ministre des Affaires étrangères britannique Liz Truss, ajoutant que le Royaume-Uni « était impatient de travailler avec eux en tant que nouveaux alliés de l’Otan et était prêt à leur offrir toute (son) assistance pendant le processus d’adhésion ».

France

Élisabeth Borne nommée Première ministre en remplacement de Jean Castex

Comme attendu depuis la réélection d’Emmanuel Macron, il y a trois semaines, le Premier ministre Jean Castex a présenté la démission de son gouvernement, ce lundi 16 mai, au palais de l’Élysée à Paris. C’est Élisabeth Borne, ex-ministre du Travail, qui a été choisie dans la foulée par le président de la République pour prendre sa place à l’hôtel de Matignon, en attendant les législatives du mois de juin.

Fumée blanche à Matignon. Après trois semaines d’attente, de spéculations et de pronostics, le nom du premier chef de gouvernement du second mandat d’Emmanuel Macron est connu.

C’est Élisabeth Borne, ministre du Travail dans la dernière équipe démissionnaire de Jean Castex, âgée de 61 ans, qui a été choisie.

Mme Borne a été accueillie à 19 heures à l’hôtel de Matignon par son prédécesseur, qui l’a embrassée lors de son arrivée sur le perron. Elle a été chaleureusement accueillie par les personnels de Matignon regroupés dans la cour, avant de s’engouffrer dans son bureau avec M. Castex pour un échange.

Cette technicienne tenace, jugée loyale et travailleuse, connaissant bien ses dossiers, est perçue par le pouvoir comme ayant fait ses preuves au gouvernement pendant tout le premier quinquennat, des Transports au Travail en passant par l’Écologie. Outre l’avantage d’être une femme, elle présente également le mérite d’appartenir à l’aile gauche de la Macronie, un atout à l’heure où s’annoncent de nouvelles réformes sociales, à commencer par celle des retraites, avec le passage à 65 ans.

Objectif, donc : rassurer l’aile gauche, et les électeurs qui ont voté pour Emmanuel Macron à la présidentielle dans cette famille, sans effrayer la droite, qui représente le socle électoral du chef de l’État. Mme Borne a été préférée à une autre personnalité, de droite : Catherine Vautrin, ex-ministre de Jacques Chirac, plus clivant et contre lorsqu’Élisabeth Borne est la deuxième femme Première ministre de l’histoire en France après Édith Cresson, qui avait occupé le poste entre le 15 mai 1991 et le 2 avril 1992, sous François Mitterrand. Mme Borne, dont le nom avait été parmi les premiers à circuler, cochait le plus de cases dans le portrait-robot que le chef de l’État avait donné pour le poste : fibre sociale, productive, environnementale. Pendant sa première campagne, en 2017, M. Macron avait émis le souhait de nommer une femme à Matignon, une attente forte dans l’opinion. « Techno » muée en politique, sa nouvelle Première ministre a acquis une solide expérience des rouages gouvernementaux, en plus d’avoir été préfète.

Emmanuel Macron a également choisi quelqu’un qui ne lui fera pas d’ombre, observe Valérie Gas, cheffe du service politique de RFI. Mme Borne est très discrète, au point que cela aurait pu être un handicap pour son ascension. Cela laisse penser que c’est lui, qui mènera la bataille des législatives.

Elle n’a pas de poids politique, et ce n’est pas une tribunitienne, ajoute Anthony Lattier, du service politique. Il ne s’agit pas d’une femme habituée au terrain, elle n’a pas d’ancrage politique local. Des handicaps, jugent certains, compte tenu des échéances politiques qui s’annoncent dès le mois de juin.

Mme Borne, à l’origine, est ingénieure. Elle est passée par le cursus des grandes écoles : diplômée du Collège des ingénieurs, de l’École nationale des ponts et chaussées et de l’École polytechnique. Elle entre très vite dans le monde du travail, débutant à la Sonacotra, en tant que directrice technique. En 2002, elle devient directrice de la stratégie de la SNCF, puis rejoint cinq ans plus tard la société Eiffage. En 2015, elle prend la tête de la RATP, la régie des transports en région parisienne.

Entre ces différentes expériences professionnelles, des passages plus politiques. En 1987, elle intègre le ministère de l’Équipement, avant de rejoindre la direction régionale de l’Équipement d’Île-de-France en 1989. Elle est ensuite conseillère, au début des années 1990, au ministère de l’Éducation nationale auprès de Lionel Jospin puis de Jack Lang. En 1997, elle rejoint le cabinet de M. Jospin à Matignon, comme conseillère technique chargée des transports, pendant cinq ans.

De 2008 à 2013, elle est directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris sous Bertrand Delanoë. Elle est ensuite préfète de la Vienne et de Poitou-Charentes, entre 2013 et 2014, avant de rejoindre Ségolène Royal, alors ministre de l’Écologie sous la présidence de François Hollande, en tant que directrice de cabinet, puis de devenir un couteau-suisse du président Macron à partir de 2017. C’est l’une des rares à être restés durant tout le quinquennat dans le gouvernement.

 

Commentaires

commentaires

PARTAGER
Article précédentSalama News
Article suivant.