Le marché parallèle de la devise

Le marché parallèle de la devise

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Les facteurs contribuant à l’extension du marché parallèle des devises sont les besoins de plus en plus nombreux des citoyens algériens des biens et services qu’on ne trouve pas en Algérie ; par exemple : Hadj, Omra, Tourisme à l’étranger, Business du Caba, Achats des biens immobiliers à l’étranger, Etudes et Soins à l’étranger, la sous facturation etc. En ce qui concerne les services, voitures, différentes pièces pour véhicules et industries, biens immobiliers à l’étranger etc,  ce qui fait le plus de mal c’est la partie liquide que les importateurs de la vente en l’état remettent à leurs fournisseurs étrangers.

L’incapacité des gouvernements successifs à éradiquer ce fléau économique vient du fait qu’ils n’avaient aucunes prérogatives, la décision ne leur revient pas à prendre des décisions pareilles.

Il n y a aucun obstacle à ouvrir les bureaux de change, le problème c’est qu’ils ne serviront à rien puisqu’ils vont suivre la loi de l’offre et la demande c.a.d les cours seront les mêmes et l’aberration sera de légaliser la spéculation.

Les sources de change échangées sur ce marché parallèle 

  • Emigrés
  • Apports insignifiants des retraités et de titulaires des pensions,
  • Une certaine catégorie d’exportateurs hors hydrocarbures triche en minorant la valeur de la facture de leurs exportations
  • Aussi bien l’importateur que l’exportateur utilisent la manœuvre de la minoration, et leurs intérêts opposés, se rencontrent en parfaite harmonie sur le marché noir de la devise. L’importateur en position de demandeur et l’exportateur en position d’offreur.
  • La surfacturation des intrants
  • Les ports secs qui ont des tarifs exorbitants dont une partie part à l’étranger via les compagnies maritimes étrangères qui gonflent leurs prestations
  • SKD/CKD (voitures, véhicules, tracteurs, électro-ménager, IT, téléphone …etc
  • Produits et matières première non taxé ou faible taux douanier à 5%
  • Les salaires très gonflent pour le personnel des compagnies étrangères. 
  • Surfacturation sur les Machines et lignes de production qui bénéficient de l’ANDI.

Les émigrés, les binationaux qui voyagent régulièrement entre l’Algérie et l’étranger, certains operateurs économique du commerce extérieure qui peuvent accéder au change officiel, et qui préfèrent revendre certain montant dans l’informel pour profiter du gain d’environ 50% par rapport au taux officiel pour échapper aux systèmes de contrôle fiscale ça leur permet de réduire la TVA, la TAP et l’IBS et droit douanier.

  • le marché parallèle de la devise est loin d’être une simple place de changes et d’échanges c’est une chaîne d’inefficacités fiscales, douanières, réglementaires, économiques et monétaires.
  • L’importateur qui, afin de payer moins d’impôts et moins de droits de douanes, taxes proportionnelles au chiffre d’affaires et au montant de la facture d’import, pousse ce dernier à manœuvrer dans la fausse déclaration de valeur. En clair, l’importateur minore la facture du produit importé et transfert par voie légale.
  • Grâce au marché parallèle, il a pu trouver le moyen de payer par valise son fournisseur et par prolongement, fuir ses taxes fiscales et douanières
  • les agences de voyages qui à défaut de bénéficier du droit au change recourent elles aussi aux devises du marché noir où elles s’approvisionnent, à coup de milliard d’euros.
  • Éradiquer ce cancer économique, c’est mener une véritable guerre contre l’argent sale, toucher certains intérêts occultes, c’est un vrai combat économique pour les vrais algériens qui aiment véritablement notre merveilleux pays, qui croient en son avenir de prospérité et de développement, qui ont la certitude que ce pays recèle d’immenses potentialités à mettre à la disposition des futurs générations. La solution réside dans la devise elle-même, simplement réfléchir comme celui qui cherche à acheter cette devise et mettre à sa disposition cette devise éliminera automatiquement celui qui l’a vend au marché parallèle, l’étudiant pour suivre ses études peut l’acheter au taux officiel, valable aussi pour le malade pour se soigner, pour le touriste qui veut prendre des vacances. Une allocation touristique de 1000 à 2000 euro pour chaque algérien qui sort à l’étranger, de meilleurs droits au change aux malades transférables à l’étranger ainsi que la possibilité aux professionnels du tourisme, notamment les agences de voyages d’accéder à la devise bancaire sont des éléments à considérer par les autorités afin de mettre fin au change parallèle
  •  Prendre en charge d’une manière légale et générale ces besoins pour un certain temps et tout rentrera en ordre parce qu’ils ne peuvent pas épuiser tous les dinars qu’ils ont, ils ont en besoin aussi et là, la contre balance en faveur du dinar va jouer son rôle pour stabiliser le marché à l’image et l’exemple du Maroc et de la Tunisie.
  • Construire une économie saine qui a pour base une fiscalité assouplie, et une tarification douanière raisonnable avec une meilleure accessibilité au change officiel, une libéralisation plus prononcée de l’économie nationale pourraient assécher les besoins de recours au marché parallèle.

        Comment compenser le montant d’environ 6 milliard pour le change officiel ?

Très simple, régulant Le marché des devises, la demande au marché noir sera anéanti / éradiquécomme un mort-né car il n’y aura pas de demande au marché parallèle.

Il reste le montant assez important des importateurs de la vente en l’état, il doit avoir un contrôle rigoureux afin de bien vérifier les prix et des quantités de la déclaration des marchandises importés et punir sévèrement les fraudeurs puis on créant un comité indépendant pour contrôler la douane afin d’éradiquer la sous-facturation qui nuit à l’économie Algérienne vu le manque de recettes en TVA et pour le trésor public et qui bloque l’émergence et l’évolution économique de notre cher pays. 

Contrôler les grossistes des produits importés (factures de vente et d’achat avec TVA, traçabilité de la provenance de la marchandise).

Avec tous ces contrôles plus que la moitié des importateurs de la vente en l’état vont mettre fin à l’import et seraient intéressés pour faire des unités de production en Algérie ce qui va réduire l’importation (les dépenses en devises) et créer des milliers d’emploiset la richesse.

Avec toutes ces étapes l’Algérie doit faire très vite pour faciliter et encourager l’investissement qui est le poumon de l’économie mais il reste encore à créer et construire des zones industrielles clés en mains et des zones franches afin de vraiment booster la production en Algérie. Il est donc urgent de lancer une réforme économique du dinar, en encourageant et en facilitant l’investissement afin d’avoir une économie forte et une monnaie forte.             

La dévaluation du DA est néfaste à l’économie Algérienne, pour le pouvoir d’achat du citoyen Algérien,  décourage et dissuade l’investisseur à acheter les équipements et les machines de l’étrangers car il y a des impactes négatifs et il leur faut des sommes colossales  en dinar ce qui est souvent le cas non rentable car il  faut plusieurs années afin d’ amortir ces investissements.

Mohamed Sayoud

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