COLLOQUE : La Méditerranée, un champ commun

COLLOQUE : La Méditerranée, un champ commun

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À l’occasion de l’Exposition universelle à Milan, au mois octobre dernier, un colloque a été organisé par la Fondation Dialogue Sud-Nord Méditerranée, dont Fatima Malki-Bensoltane et Charles-Ferdinand Nothomb sont coprésidents. Il a réuni, dans l’esprit du dialogue, la société civile et les experts économiques, sociaux et politiques.


 

1Les autorités et les sociétés civiles ont débattu pendant deux journées, lors de quatre ateliers, des exigences nécessaires pour un retour en zone rurale. Les quelques fondements issus des discussions de ces quatre ateliers ont été récapitulés devant l’assemblée plénière et devant le représentant du commissaire européen, du gouvernement italien et des organisations internationales: — la détermination exprimée par les participants dans les quatre ateliers doit être traduite dans le dialogue Sud-Nord, dans la politique de voisinage mais aussi dans la coopération Sud-Sud, considérant la Méditerranée comme un espace commun qui doit être solidaire et pour un développement durable en matière d’innovation et créations d’entreprises avec une vision globale et une projection des perceptives; — donner à chacun des moyens de produire, entreprendre et avoir accès à des marchés, afin de maintenir les emplois sur place et leur garantir un avenir meilleur; — Par ailleurs, il est nécessaire qu’il y ait un développement équilibré sur l’ensemble du territoire, une gouvernance régionale et nationale avec une autonomie d’action, ce qui nécessite les pouvoirs réglementaires et des moyens financiers. Mais il faut ouvrir ces pouvoirs publics à différents niveaux, inciter à l’allégement administratif, à la décentralisation des décisions économiques. Bien sûr, cela doit s’opérer au niveau national, mais aussi international, spécialement dans la politique de voisinage; — également, approuver les investissements nécessaires pour améliorer des infrastructures et mettre en place un minimum de commodités dans les zones rurales, pour améliorer le cadre de vie et offrir un environnement agréable afin d’encourager les investisseurs à s’y installer et à y rester. Les femmes et les jeunes aussi… — Consentir un transfert du savoir-faire en vue d’une productivité plus moderne et innovante, plus intégrée et plus rentable ainsi que l’accès aux nouvelles technologies. Une simplification des procédures et un allégement de la bureaucratie, mais aussi un contrôle transparent des résultats et développer des partenariats publics-privés nécessaires; — les femmes ont toujours été un moteur du développement rural. Il faut leur offrir la place qu’elles méritent et, pour cela, vaincre les sté- réotypes, reconnaître leur égalité. Une formation générale est nécessaire pour qu’elles puissent accéder au marché du travail. Elles doivent être reconnues, valorisées et encouragées dans leur fonction; — Les jeunes demandent l’accès aux ressources naturelles non seulement pour produire, mais aussi pour protéger ces mêmes ressources et l’environnement. Ils souhaitent que le système éducatif réponde aux défis locaux et régionaux, surtout avec des programmes répondant à leurs besoins spécifiques. Bien entendu, leur garantir un soutien social et gouvernemental pour développer des modes de vie et de productions alternatifs qui soient beaucoup plus adaptés à la situation de chaque région. Et leur assurer une participation plus active et une représentation dans la sphère politique.

Fondation Sud-Nord du dialogue Méditerranée

24, Square de Mêeus, 1000 Bruxelles, Belgique info@dialoguehiwarmed.org

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