Un Poète Berbère aux multiples Fictions

Un Poète Berbère aux multiples Fictions

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1ère Partie

Ahcène Mariche né le 21 février 1967 à Tala Toulmouts dans la commune de Tizi Rached la région du grand poète si mohand ou mhand à l’est de la ville de Tizi Ouzou en grande Kabylie Algérie. A publié dans plusieurs 06 anthologies internationales de poésie :« North african voices » USA  2005 ; « La Plume d’argent » France 2010 ; « La plume de pourpre » France 2011 ; « Paroles de poètes » France 2012 ; « Euro-poésie » France 2017 et « Revolutionary poets brigade » USA 2020. L’université de Corvalis aux Etats-Unis d’Amérique a publié mon poème « Sidi Valentin » dans la célèbre anthologie « TO TOPOS », et le Haut-commissariat à l’Amazighité m’a publié six poèmes dans une publication collective intitulée Tibhirt n yimedyazen en 2005.

Plusieurs de ses poèmes ont été mis en musique et interprétés par des chanteurs Kabyles. Il avait travaillé comme journaliste dans plusieurs journaux en langue française, arabe et berbère. Vu la crise sanitaire actuelle, SALAMA a décidé de   Publier un de ses poème intitulé « la Santé »

LA SANTÉ

La santé est une couronne, dit-on,

Qui orne la tête de l’homme bien portant.

Et sa vraie valeur, bien la connaissant,

Que les gens malades depuis longtemps.

Etant en bonne santé,

On prend tout à la légère.

Veillées, nuits blanches à l’étoilée,

Usure et errance amère.

Ivresse et tabacs variés,

La conséquence n’est que misère.

A chaque fois que survient la souffrance,

Le corps est dans tous ses états.

La fièvre provoque une effervescence

Et la chair s’évapore tel un frimas.

Tes os se brisent en abondance,

Quand aux entrailles, ne raconte pas.

Malheur si du lit tu deviens locataire,

Ta pauvre carcasse y sera meurtrie.

Tu sentiras fondre toute ta chaire,

Tel Job et ses épreuves en série.

Saisi d’angoisse, tu ne peux rien faire,

Et ton corps sera amoindri.

Si tu venais à être hospitalisé,

Dis-toi que ton état est sérieux.

D’un service à l’autre, tu seras traîné,

Tu vivras dans l’attente du jour odieux.

Ce qui te rongera le plus, est l’anxiété,

Le sort de ton futur sera vraiment curieux.

Des râles, des soupirs et des hurlements

Te seront des bruits quotidiens.

Des odeurs, oh ! Que c’est répugnant !

On dirait des excréments de chiens,

Ordures, médications et vomissements,

Dur de résister, j’en conviens.

Si l’opération te parait inévitable,

Prie et repent-toi au seigneur.

C’est à vrai dire, une mort inexorable,

A moins que pour le glas ce n’est encore l’heure,

Une fois réanimé et que tout est stable,

Tu t’éloigneras de leur manque de rigueur.

Une fois subi cette expérience,

Tu verras le mérite de la santé.

Tes insouciances et tes négligences,

Tu les maudiras à jamais.

Dès que tu prôneras la vigilance,

Ça sera trop tard d’y remédier.

La santé et ses limites

 

La santé atteint ses limites 

La maladie en profite

Pour aggraver les dégâts.

Faisant du corps son gîte,

Le détruit et l’irrite,

Combien de plaies elle prévoit !

Le mal, qui, dans le corps, progresse,

Propage ses racines et prospère.

Il change de place en vitesse

Et laboure à tort et à travers.

Durant la nuit, il t’oppresse

Et il te fait voir toutes les misères.

Le mal s’enfonce et lacère,

Il est le pire des tourments.

Même son nom est amer,

Il est réputé pour ses inconvénients.

Il te fera courir les artères,

Le corps peine d’exténuation.

Le remède du mal est la médication ;

A cet effet, nombreuses sont nos quêtes.

Nous avons juré d’arrêter sa progression

A l’unanimité pour sa conquête.

Sachant que son rôle est déterminant,

L’heure est proche pour sa défaite.

Si cela s’avère inefficace, il est sauvé ;

Nous allons chercher d’autres artifices.

Nous le prendrons en aparté

Et adviennent ses vilains caprices.

Nous le châtierons à volonté,

C’est là notre vengeance consolatrice.

Parfois, on le voit se dérober,

Rampant, tel un cours d’eau.

Sournoisement, il décide de dévier

Pour détruire ce qui reste à nouveau.

Lui, cet habitué d’horribles faits,

Considérant le mal, un plaisir qu’il faut.

Le mal a été bien franc

Puisqu’il a détruit le corps.

Il n’a épargné ni cœur ni poumons,

Laissant derrière un triste sort.

Vous l’avez deviné, par son émargement,

Il vient de signer pour la mort !

Ahcene Mariche

Publication de 30 livres en 4 langues dont :

Recueils de poésie En français 

Les nuits volubiles -1

2- Confidences et mémoires

3- Contusions

4- La toupie et l’échelle

5- Collier d’idées

Recueils de poésie en anglais 

  1. voluble nights
  2. Confidence and memories
  3. The spinning top and the ladder

+ 05 Recueils de poésie en berbère 

   03 Recueils de poésie en arabe  

Et 14 autres livres concernant notre patrimoine culturel oral dont devinettes, citations, proverbes, contes et deux cd de Slam de ma poésie en kabyle 

ahcenemariche@gmail.com

http://ahcenemarichelepoete.centerblog.net/

 

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