Salama News

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Algérie

Arrivée de M. Lamamra en Irak en qualité d’envoyé spécial du Président Tebboune

ALGER – Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra est arrivé vendredi dans la capitale irakienne Baghdad, pour une visite de travail de deux jours, en qualité d’envoyé spécial du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a indiqué un communiqué du ministère.

« A son arrivée, M. Lamamra a eu des entretiens bilatéraux en tête-à-tête avec son homologue irakien, M. Fouad Muhammed Hussein, suivis d’une séance de travail élargie aux délégations des deux pays », précise le communiqué. Lors de cette réunion, « les relations bilatérales et les moyens de les renforcer ont été abordés et les deux chefs de la diplomatie ont salué les liens fraternels profonds et historiques et ont convenu du calendrier des prochaines échéances bilatérales, notamment la 14ème session de la Commission mixte algéro-irakienne, ainsi que l’échange de soutien aux candidatures des deux pays dans les organisations et organismes internationaux et régionaux », selon la même source.
Il a été convenu également de « la nécessité de procéder à une évaluation globale de la coopération bilatérale et d’actualiser le cadre juridique, en insistant sur l’impératif d’inclure de nouveaux domaines de partenariat, y
compris les secteurs de l’énergie et de l’industrie pharmaceutique ».
Par ailleurs, la réunion a été « une occasion pour aborder les principales questions régionales, à la lumière des derniers développements sur la scène internationale ainsi que les perspectives d’approfondissement des consensus sur les positions des deux pays concrétisant leur engagement et leur attachement à renforcer le rôle de l’action arabe commune dans la défense des intérêts suprêmes de la Nation arabe et ses questions cruciales, avec à leur tête la question palestinienne », ajoute la même source.
A cette occasion, « le ministre irakien a réitéré le soutien de son pays aux efforts consentis par l’Algérie pour assurer une préparation optimale du prochain sommet arabe prévu les 1 et 2 novembre prochain à Alger,
exprimant l’engagement de l’Irak à contribuer activement à la réussite de cet important rendez-vous, à travers des conclusions qui soient à la hauteur des aspirations des peuples arabes ».
« Le chef de la diplomatie irakienne a salué les démarches louables entreprises par l’Algérie sous l’égide du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune pour la consolidation de l’unité nationale palestinienne », souligne le communiqué.
Evoquant « les graves tensions et la polarisation marquant les relations internationales en raison de la crise en Ukraine, les deux parties ont estimé nécessaire pour le Groupe de contact arabe de poursuivre ces missions dans le cadre de la position arabe commune fondée sur les principes du non-alignement et d’une réelle volonté de contribuer aux efforts internationaux pour un règlement pacifique de cette crise », selon la même source.
Les deux parties ont, en outre, procédé à « un échange de vues sur les voies et moyens à même de redynamiser le rôle du mouvement des non-alignés pour lui permettre d’apporter une contribution positive afin de mettre un terme à la crise, tout en œuvrant au renforcement de l’ordre mondial multilatéral et à la démocratisation des relations internationales ».
Au terme de la réunion, les deux ministres sont convenus d’intensifier la concertation et la coordination en prévision des prochaines échéances bilatérales et multilatérales, a conclu le communiqué.(APS)

L’apport de l’hydrogène vert dans l’industrie en Algérie débattu lors d’un séminaire

ALGER- L’utilisation de l’hydrogène vert dans le secteur industriel en Algérie et son apport, ainsi que l’évolution de la recherche scientifique dans le développement de cette source énergétique ont été au centre des débats lors d’un séminaire organisé samedi à Alger.

Ce séminaire, initié par l’Organisation nationale pour la sauvegarde de l’environnement et l’échange touristique (ONSEET), vise « à débattre de l’évolution de la recherche scientifique, en Algérie et à l’international, et à partager les expériences dans ce domaine », en plus de mettre en avant « les efforts du secteur industriel dans le développement de l’utilisation de l’hydrogène vert », a indiqué le président de l’ONSEET, Belkheir Bachiri.

L’événement a également pour objectif de regrouper les chercheurs universitaires, les experts et les représentants des départements ministériels concernés par le développement de l’hydrogène vert en Algérie, a-t-il souligné.

Ce séminaire de deux jours verra la présentation de 59 études issus de 24 universités et de cinq centres de recherches algériens à travers le pays, a-t-il expliqué, ajoutant que ces travaux s’articulent autour des aspects de « production, de stockage, de transport et de distribution, ainsi que les utilisations » de l’hydrogène vert, en plus des questions liées à « la sécurité et aux normes » de sa production.

Ces études seront exposées sous forme de conférences plénières ou de communications présentées lors des différents ateliers programmés au cours de ce séminaire.

Parmi les conférences animées, celle de la directrice d’études au niveau du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), Rafika Bouderies, sur « les potentialités du power to gas en Algérie », lors de laquelle elle a mis en avant les différentes utilisations de l’hydrogène vert et ses avantages, notamment dans les secteurs de la pétrochimie, l’industrie et le transport.

Mme Bouderies a souligné, dans c cadre, le rôle « important » de l’utilisation de l’hydrogène produit à partir des énergies renouvelables dans « la réussite » de la transition énergétique en Algérie et cela à travers la valorisation des surplus de production des énergies propres.

Cela en plus de contribuer à « la valorisation » du CO2, avec l’utilisation de l’hydrogène vert dans la production, en l’associant au dioxyde de carbone et du méthane, ce qui contribuera à « la réduction de l’émission des gaz à effet de serre et du fait à la préservation l’environnement », a-t-elle expliqué.

A noter que ce séminaire s’est déroulé en présence des représentants des ministères de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, et de l’Industrie, et ceux du Conseil national économique social et environnemental (CNESE), de l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG), et des centres de recherches et des universités.

60 ans après l’indépendace : présence remarquable de la culture algérienne à travers le monde

La culture algérienne a connu, en 60 ans d’indépendance, un rayonnement remarquable à travers le monde en se distinguant dans les rencontres et forums  internationaux dans divers domaines dont le cinéma, la musique, la littérature, les arts plastiques, le théâtre et le patrimoine.

Dans le domaine cinématographique, l’Algérie s’est mondialement illustrée par une gamme de films sociaux, des films de guerre et des comédies, signés par des metteurs en scène de grand talent de la trempe d’Ahmed Rachedi, Mohamed Zinet, Merzak Allouache et de jeunes cinéastes talentueux.

Certains films ont été primés dans de nombreux festivals internationaux, dont « Chronique des années de braise » de Mohamed Lakhdar-Hamina qui a décroché la Palme d’or au Festival de Cannes en 1975, « Z » de Costa-Gavras qui a remporté l’Oscar du meilleur film étranger en 1969 et « La bataille d’Alger » de Gillo Pontecorvo a remporté le Lion d’or à la Mostra de Venise en 1966.

Dans le domaine de la littérature et de la pensée intellectuelle, de nombreux auteurs et penseurs de prestige se sont illustrés, à l’instar de Mohamed Dib, Kateb Yacine, Ahlam Mosteghanemi, Tahar Ouettar, Malek Bennabi et Assia Djebar.

De nombreux salons du livre ont été organisés, dont le Salon international du livre d’Alger (SILA) qui reste l’événement culturel le plus important en Algérie et l’un des plus grands salons au monde.

Dans le domaine de la musique, plusieurs genres sont apparus. Le Rai, en tête, s’est modernisé puis internationalisé dans les années 1990.

D’autres genres musicaux se sont distingués marquant la diversité et la grande richesse de la culture algérienne, comme le chaâbi, le Diwan, l’andalou, les chansons chaouie, Kabyle, bédouine et targuie qui connait actuellement un franc succès international.

Dans les Arts plastiques, l’Algérie a enfanté des artistes prestigieux de la trempe de Mohamed Racim, l’un des pionniers de l’art de la miniature, et Baya Mehieddine, pionnière de l’art naïf, Bachir Yeles, Mohamed Khedda, Choukri Mesli, M’hamed Issiakhem, Abdelkader Guermaz et Rachid Koraichi.   

Dans le 4e art, le Théâtre national algérien (TNA) verra le jour en 1963 et sera baptisé du nom de Mahieddine Bachtarzi, un des pionniers de l’art et de la culture en Algérie. Des hommes de théâtre d’exception notamment Ould Abderrahmane Kaki connu pour son œuvre « El Guerrab oua Salihine » et Abdelkader Alloula auteur de la célèbre trilogie « Lgoual », « Lejouad » et « Lithem » et bien d’autres grands noms.

Plusieurs festivals ont été institués, dont le festival national du théâtre amateur (FNTA) de Mostaganem (1967), l’un des plus anciens festivals du théâtre amateur dans le monde.

Dans la bande dessinée (BD), plusieurs noms de créateurs ont émergé dès les premières années de l’indépendance, à l’instar de Mohamed Mazari (Maz) et Menouar Merabtine (Slim). Le Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA) est l’une des plus importantes manifestations dédiées à la bande dessinée en Afrique et dans le monde arabe.

L’Algérie a organisé de grandes manifestations marquant son appartenance civilisationnelle et sa position de leader, la plus importante étant le Festival culturel africain qui s’est tenu uniquement en Algérie à deux reprises, en 1969 et en 2009, en présence d’artistes et d’intellectuels de différents pays africains et des communautés africaines à travers le monde.

Figurent également parmi ces manifestations « Algérie, Capitale de la Culture Arabe » en 2007, « Constantine, Capitale de la Culture Arabe » en 2015, ainsi que « Tlemcen, Capitale de la Culture Islamique » en 2011, à laquelle ont participé plusieurs pays membres de l’Organisation islamique  pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) et hors ISESCO.

De nombreux autres festivals ont été organisés pour la promotion de la dimension amazighe de la culture algérienne, comme le Festival du théâtre amazigh à Batna, le Festival de la chanson amazighe à Tamanrasset. Tamazight a été constitutionnalisée en tant que langue officielle en 2016, parallèlement à la constitutionnalisation du droit à la culture.

Patrimoine mondial de l’humanité

L’Algérie compte huit (8) éléments du patrimoine immatériel inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, qui sont L’Ahellil de Gourara (2008), le costume nuptial de Tlemcen (Chedda de Tlemcen/2012), S’boue du Mawlid Ennabawi à Timimoun  et l’Imzad (inscrit patrimoine commun à l’Algérie, Mali et Niger en 2013).

La liste comprend également Rakb Ouled Sidi Cheikh (le pèlerinage annuel au mausolée de Sidi Cheikh) à El-Bayadh, et la cérémonie de la Sebeïba à Djanet (2014), ainsi que les rites et traditions liées à la production et à la consommation du couscous classé patrimoine commun aux peuples du Maghreb (2020), et la calligraphie arabe classée patrimoine commun au monde arabo-musulman (2021).,

Concernant le patrimoine matériel, l’Algérie a introduit sept (7) éléments dans la liste du Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco à savoir « Kalâa des Béni Hammad » à M’sila en 1980, les sites archéologiques antiques de « Djemila » à Sétif, « Timgad » à Batna et « Tipasa », en 1982.

Ont également été classés patrimoine mondial, à la même année, le musée à ciel ouvert « Tassili N’Ajjer » et la « Vallée du M’Zab » à Ghardaïa, suivis de la « Casbah d’Alger » en 1992.

L’Algérie dispose aussi de cinq parcs culturels nationaux à savoir « Tassili N’Ajjer », « L’Ahaggar », « Touat-Gourara-Tidikelt », « l’Atlas saharien » et « le Parc culturel de Tindouf », ainsi qu’une vingtaine de secteurs protégés d’une grande valeur patrimoniale.

Elle s’emploie, actuellement, en coordination avec l’Union africaine (UA) à la réalisation du projet du Grand Musée de l’Afrique.

Créé et placé sous l’égide de l’Unesco, le Centre régional pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique (Crespiaf) se veut un espace de rencontre des anthropologues africains spécialistes du patrimoine immatériel de l’Afrique.

L’Algérie, un des berceaux de l’humanité

En novembre 2018, des archéologues algériens et étrangers ont découvert des traces de présence humaine datant d’environ 2,4 millions d’années sur le site de « Ain Boucherit » dans la région d’Ain Lahnech à Sétif (Nord-Est du pays).

Une équipe de chercheurs algériens, espagnols, australiens et français a annoncé la découverte d’outils lithiques en pierre taillée et d’ossements fossiles d’animaux prouvant que ce site est le deuxième plus ancien au monde après celui de Kouna en Ethiopie qui remonte à 2,6 millions d’années et considéré comme le berceau de l’humanité.

Cette importante découverte archéologique dont les fouilles ont été lancées dans les années 90 et qui a été publiée dans la prestigieuse revue scientifique américaine « Science », vient confirmer l’hypothèse de l’existence d’origines multiples du départ de la civilisation humaine à la fois en Afrique de l’Est et du Nord.

Monde

ADDIS ABEBA – Le président de la Commission de l’Union africaine (UA) Moussa Mahamat Faki, a condamné samedi les attaques terroristes meurtrières survenues ces derniers jours contre l’armée malienne.

« J’encourage tous les efforts visant à rétablir la sécurité et faire réussir la période de transition dans l’intérêt du peuple malien », a dit Moussa Faki dans un communiqué.

La veille, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a « vigoureusement » condamné les attaques terroristes contre l’armée malienne.

Tout en réitérant sa « pleine solidarité » avec le gouvernement et le peuple maliens en ces « moments difficiles », la MINUSMA assure que, dans le cadre de son mandat, elle va continuer à « appuyer et à accompagner » les efforts des autorités de Bamako visant à « restaurer durablement la paix et la sécurité » au Mali. Vendredi matin, des terroristes affiliés au réseau Al-Qaïda ont mené deux attentats au véhicule piégé contre un site de la Direction du matériel, des hydrocarbures et des transports des armées (DMHTA) près de Bamako.

Cette attaque s’est soldée par la mort d’un soldat et de sept terroristes, ainsi que six blessés (cinq militaires et un civil) et huit assaillants interpellés, selon un bilan de l’armée.

La veille, trois soldats et sept terroristes avaient été tués dans des attaques perpétrées dans le centre et l’ouest du pays.

Tunisie:

 

Une manifestation contre le référendum sur une nouvelle Constitution réprimée

À Tunis, une coalition d’organisations de la société civile a tenté vendredi soir 22 juillet de manifester contre le référendum sur une nouvelle Constitution prévu lundi, appelant au boycott du scrutin. Une protestation qui a immédiatement été dispersée par la police à coup de gaz lacrymogènes. 

Au milieu des canons à eau, des voitures de police et des barricades, Messaoud Romani, figure de la société civile, est hagard, choqué par la violente dispersion de la manifestation qui venait juste de débuter sur l’artère principale de Tunis. Il était nécessaire pour lui de venir lutter aux côtés d’autres militants contre cette nouvelle Constitution. « C’est une introduction à une dictature où le président aura tous les pouvoirs et moi, je tiens à la Constitution de 2014 », explique-t-il. 

Les Tunisiens sont appelés à voter par référendum lundi sur une Constitution proposée par Kais Saïed, où le président, arrivé au pouvoir après un coup de force institutionnel en suspendant notamment l’Assemblée nationale, il y a un an, jouira de vastes prérogatives sans devoir rendre de comptes, 

Messaouad Romani s’inquiète d’un recul des libertés, notamment de manifestation. « La situation des libertés m’inquiète beaucoup ; depuis le 25 juillet jusqu’à présent, il y a beaucoup d’arrestations et des tribunaux militaires pour les civils », souligne-t-il.    

Appels au boycott

Imed Zouari, militant au sein de l’Institut arabe des droits de l’homme, dénonce la répression de cette manifestation, l’usage de gaz lacrymogènes et les arrestations. Il craint également un retour en arrière pour le pays. « C’est un régime qui essaie de reprendre ses habitudes répressives à travers les outils du pouvoir, de l’État », estime-t-il. 

À l’approche du référendum, de nombreux partis politiques ont également appelé au boycott du scrutin. 

France

Incendies en Gironde : le feu est fixé à La Teste-de-Buch

 

L’incendie de La Teste-de-Buch a ravagé au moins 7 000 hectares depuis 11 jours.

L’incendie de La Teste-de-Buch, un des deux incendies qui frappent la Gironde depuis le 12 juillet est désormais fixé, annonce la préfecture du département ce samedi après-midi.

Après 11 jours de lutte contre les flammes, « tous les habitants évacués » de manière préventive dans cette commune sont maintenant « autorisés à regagner leur domicile, avec l’appui de la police nationale », a ajouté la préfecture dans un communiqué.L’autre incendie qui s’est déclaré le même jour en Gironde, dans le secteur de Landiras, et qui a brûlé 13 800 hectares de forêt, n’est lui « pas encore fixé », « en raison des risques de reprises », a précisé la préfecture. Ce feu est toujours considéré comme « contenu ».

Surveillance maintenue

« Une trentaine de foyers restant actifs, la surveillance du massif, les traitements des lisières et des reprises de feu ainsi que les travaux de génie civil se poursuivent », a expliqué la préfecture.

Dans ce secteur de Landiras, un peu moins d’un tiers des personnes évacuées préventivement n’ont pas encore pu réintégrer leur logement mais « les autorités continuent d’étudier secteur par secteur les possibilités de réintégration pour ces personnes ».

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