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Algérie

Rail : moderniser et développer la performance des entreprises publiques

Le ministre des Transports, Abdellah Moundji, a mis l’accent dimanche à Alger sur l’impératif de moderniser et de développer la performance de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) et l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), indique un communiqué du ministère.

Lors d’une réunion qui s’est déroulée en présence des cadres du ministère, du DG et de cadres de la SNTF et du DG et de cadres de l’ANESRIF, M. Moundji a donné « des instructions portant sur l’impérative modernisation et développement de la performance de ces sociétés à travers la modernisation du système de gestion et la maîtrise des dépenses à travers des stratégies bien définies et avec des objectifs réalisables ».

Le ministre a précisé, dans ce sens, que ces deux sociétés doivent « s’appuyer sur un système d’information global, notamment en ce qui concerne la gestion des ressources humaines, le développement des services en s’appuyant sur la numérisation et les différents outils électroniques, et la prise en charge des préoccupations des citoyens, outre le recours aux différentes technologiques disponibles dans le processus de communication en élargissant sa portée ».

M.Moundji a rappelé les missions de ces établissements vitaux qui assurent un service public, soulignant la nécessité « d’être à la hauteur des aspirations des citoyens, car elles sont partie intégrante de leur vie quotidienne, en désenclavant et en reliant les différentes régions du pays, et elles contribuent de manière significative au développement des activités économiques et créent un dynamisme durable.

Au cours de cette réunion, le Directeur Général de la SNTF a fait un exposé sur le situation de la société , ses activités et les différents moyens dont elle dispose, qu’il s’agisse de transport de voyageurs ou de marchandises, ainsi que la stratégie établie et la nouvelle vision pour augmenter la performance de l’entreprise à court, moyen et long terme.

Le Directeur Général de l’ANESRIF a également présenté les différents projets structurants importants réalisés, les projets en cours de réalisation et les objectifs fixés dans le cadre du programme national de développement du transport ferroviaire, selon le communiqué.

Chanegriha supervise l’entrainement final de la démonstration aérienne et l’exécution d’un exercice de saut en parachute sportif en 1ère RM

Le Général de Corps d’Armée, Saïd Chanegriha, Chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a supervisé, dimanche au niveau de la Base aérienne d’Aïn-Oussera (1ère Région militaire), l’entrainement final de la démonstration aérienne relative à la parade militaire, programmée dans le cadre des festivités de la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance, et de l’exécution d’un exercice de saut en parachute sportif, réalisé par l’équipe nationale militaire des deux genres féminin et masculin, spécialisée dans cette discipline.

A l’entame, et à l’issue de l’exposé présenté par le Commandant des Forces aériennes, portant sur l’idée générale de la démonstration aérienne, le Général de Corps d’Armée « a inspecté les formations aériennes participantes, avant de suivre l’entrainement final de cette démonstration pendant laquelle nos pilotes ont réalisé de véritables prouesses, à travers une haute précision, un respect rigoureux des distances et une parfaite coordination entre les différents types d’avions, lors de la réalisation des figures aériennes, faisant montre de grandes compétences et capacité à maitriser des aéronefs modernes aux technologies avancées », indique le ministère de la Défense nationale dans un communiqué.

Accompagné des Commandants respectifs des Forces aériennes et de la 1ère Région militaire, le Général de Corps d’Armée « a suivi, de près, le déroulement de l’exercice, auquel ont assisté des élèves de la gente féminine et des cadettes relevant de l’Académie militaire de Cherchell et de l’Ecole des Cadets de la Nation de Blida en 1ère Région militaire ».  

« Cet exercice a vu diverses démonstrations comprenant, entre autres, un saut tactique exécuté par l’équipe nationale militaire féminine de parachutisme, un saut sportif mixte (dames et messieurs), un saut de précision, une démonstration de pliage de parachutes. Des démonstrations qui ont été exécutées avec un professionnalisme et une coordination de haut niveau reflétant, à juste titre, la qualité de la préparation et des entraînements de cette équipe », note le MDN.

A la fin de l’exercice, le Général de Corps d’Armée a tenu une rencontre avec les membres d’équipage ayant pris part à cette démonstration aérienne, ainsi que les membres de l’équipe nationale militaire de saut en parachute et leur a fait part de « sa satisfaction du niveau de préparation atteint, avant de saluer le professionnalisme dont ont fait preuve nos pilotes lors de l’exécution de l’entrainement final de la démonstration aérienne ».

« Concernant la démonstration aérienne, je tiens à saluer et à mettre en avant le haut professionnalisme de nos pilotes qui ont fait preuve d’une parfaite précision, d’un respect rigoureux des distances et d’une totale coordination entre les divers types d’avions lors de la réalisation des figures aériennes, ce qui dénote de leurs hautes compétences et capacités à maitriser des aéronefs modernes aux technologies avancées », a-t-il indiqué.

Le Général de Corps d’Armée a également exprimé « sa considération et son soutien indéfectible à la femme exerçant dans les rangs de l’ANP pour ses efforts dévoués fournis dans les différents domaines du métier des armes avant de féliciter les athlètes féminins et leur staff technique pour la réussite totale de l’exercice, qui est le fruit de l’intérêt particulier accordé par le Haut Commandement de l’Armée nationale populaire à la femme exerçant au sein de l’institution militaire ».

« A cette occasion, je tiens à féliciter toutes les athlètes et, à travers elles, le staff technique et les responsables pour la réussite totale de cet exercice, qui est le fruit de l’intérêt particulier accordé par le Haut Commandement de l’Armée nationale populaire à la femme exerçant au sein de l’institution militaire, visant à consacrer le principe d’égalité entre ses personnels, hommes et femmes, aussi bien en termes de droits que de devoirs, et à consolider les acquis garantis aux femmes en vertu du dernier amendement de la Constitution, initié par Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, et plébiscité par le peuple algérien lors du référendum du 1er novembre 2020 », a-t-il souligné.

77e anniversaire des massacres du 8 mai 1945 : le long métrage « Héliopolis » projeté à l’Opéra d’Alger

Le long métrage « Héliopolis » de Djaffar Gacem, inspiré de faits historiques, a été projeté dimanche soir à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh devant un public nombreux, à l’occasion de la Journée nationale de la mémoire commémorant le 77e anniversaire des massacres du 8 mai 1945.

Sorti en 2021, ce premier long métrage de Djaffar Gacem brosse un tableau de la société algérienne et des conditions de vie dans les années 1940 ayant précédé les massacres perpétrés par la France coloniale le 8 mai 1945, étape charnière dans la lutte des Algériens pour leur indépendance.

D’une durée de 116 mn, le film, inspiré de faits historiques dans l’Algérie des années 1940, met en scène les divergences de vues existant dans la société d’antan, à travers « Mokdad Zenati », fils d’un Caïd assimilationniste acquis aux thèses du rapprochement avec la France coloniale et propriétaire terrien dans la bourgade d’Héliopolis à Guelma,  et « Mahfoud » son fils, aux idées anticolonialistes et indépendantistes.

Emprisonné pour avoir participé à l’organisation de manifestations, Mahfoud, campé par Mehdi Ramdani, est exécuté avec ses camarades devant le regard impuissant et meurtri de son père, incarné par Aziz Boukrouni, qui décide alors de revenir à sa propriété et prendre son fusil pour se défendre contre les milices françaises.

Le film restitue la violence sanguinaire opposée par la France coloniale aux manifestations des Algériens au lendemain de la fin de la seconde Guerre mondiale et l’horreur des massacres perpétrés contre la population civile algérienne. Pour illustrer ces abominations, le réalisateur s’est appuyé sur une image d’archive iconique montrant l’exécution de sang froid d’un Algérien dans sa tente par les Français. Il montre également, pour la première fois au cinéma, le recours par l’administration coloniale aux fours crématoires pour dissimuler l’étendue et la barbarie de ses massacres.

Les acteurs à l’affiche d’Héliopolis, dont Aziz Boukrouni, Mehdi Ramdani, Souhila Mallem, Mourad Oudjit, Fodhil Assoul et le petit Ounis Hadj Mohamed se sont illustrés dans leurs rôles respectifs, aux côtés d’acteurs étrangers de renom.

Produit en collaboration avec le Centre algérien de développement du cinéma (CADC), avec le soutien du ministère de la Culture et des Arts, Héliopolis a été projeté en présence de la ministre du secteur, Soraya Mouloudji, ainsi que du réalisateur, des acteurs et du staff technique qui ont été longuement applaudis par le public.Le film sera à nouveau projeté ce soir (lundi) à l’Opéra d’Alger.

Monde

Ukraine :
Les Etats-Unis gagnés par l’euphorie d’une guerre sous-traitée contre la Russie

Washington réfute toute idée de cobelligérance, mais s’est engagé sans réserve dans le soutien à Kiev, qu’il soit financier, militaire ou dans le domaine du renseignement. Et se prend à rêver d’un affaiblissement durable de Moscou. Faire la guerre par parrainage, sans perdre de soldats, n’est pas dénué de risques. L’engagement des Etats-Unis derrière l’Ukraine est désormais bien établi. Le déplacement surprise dans ce pays, dimanche 8 mai, de Jill Biden l’a illustré de façon symbolique. L’épouse du président américain a rencontré celle de Volodymyr Zelensky, Olena Zelenska, dans la ville d’Oujhorod, près de la frontière slovaque. Mais, derrière les gestes politiques et les annonces régulières de nouvelles livraisons d’équipements militaires par Washington, il existe aussi une guerre invisible. Le grand public ne connaît pas l’ampleur du partage de renseignements avec l’Ukraine. Depuis plusieurs mois, grâce à ses capacités technologiques, le Pentagone a contribué à protéger les forces ukrainiennes des tirs adverses et les a aidées à mieux cibler les positions russes.

De là à parler d’implication directe dans les attaques contre la Russie ? Washington réfute toute idée de cobelligérance. Toutefois, les distinctions deviennent plus floues, lorsqu’on passe de la théorie à la pratique. Le Moskva, navire amiral de la flotte russe, aurait-il pris l’eau sans renseignements américains ? Le tir d’un missile Neptune a certes été déclenché par les Ukrainiens, infligeant une humiliation à l’armée russe. Mais le 6 mai, le Washington Post a affirmé que ce succès n’aurait pas été possible sans la contribution préalable des Etats-Unis. De quelle nature ? Brouillard volontaire.

« L’Ukraine combine les informations que nous et d’autres fournissons avec le renseignement qu’elle rassemble elle-même, et ils prennent leurs propres décisions », a expliqué le porte-parole du département de la défense, John Kirby. Ce dernier répondait, le 5 mai, à une autre révélation du New York Times. Selon le quotidien, l’armée américaine aurait permis de localiser et de tuer une douzaine de généraux russes. Un chiffre spectaculaire. A Washington, le Conseil de sécurité nationale a fait savoir que la présentation du New York Times était « irresponsable » et trompeuse. Les Etats-Unis ne fourniraient aucune information sur les déplacements de hauts gradés russes.

Grande Bretagne

Chelsea entre dans une nouvelle ère avec le rachat du club de football par des milliardaires américains

L’oligarque russe Roman Abramovitch, sanctionné en raison de la guerre en Ukraine et forcé de vendre le club londonien, ne touchera pas d’argent sur la transaction de 2,9 milliards d’euros. Il est remplacé par le milliardaire américain Todd Boehly.

Le week-end a été aigre-doux pour les supporteurs du club de football de Chelsea. Sur le terrain, samedi 7 mai, le médiocre match nul (2-2) concédé dans son stade de Stamford Bridge contre Wolverhampton est venu souligner une fin de saison en demi-teinte, après une élimination en quarts de finale de la Ligue des champions contre le Real Madrid, le 12 avril. Dans les tribunes, le même jour, se trouvait le probable nouveau propriétaire du club. Si le gouvernement britannique et les autorités de la Premier League donnent leur accord, ce qui semble presque certain, Todd Boehly, un milliardaire américain, va être le nouveau propriétaire de Chelsea, qui remplacera Roman Abramovitch. Les yeux dissimulés par des lunettes noires, ne perdant pas le sourire malgré le résultat décevant, il sait qu’il va devoir convaincre des supporteurs qui ont adoré l’oligarque russe. Samedi, le club a annoncé qu’un accord avait été trouvé pour son rachat. M. Boehly est l’homme mis en avant, mais il s’agit en fait d’un consortium venant essentiellement des Etats-Unis. Le fonds d’investissement Clearlake Capital va mettre la majorité de l’argent, tandis que M. Boehly investit aux côtés de Mark Walter, un autre milliardaire américain.

Les deux hommes se connaissent de longue date, et ils sont ensemble copropriétaires de 27 % des Los Angeles Lakers, une équipe de basket-ball. Le milliardaire suisse Hansjoerg Wyss est également présent dans le consortium. Leur acquisition de Chelsea se fait pour 2,5 milliards de livres, auxquels s’ajoute la promesse d’investir 1,75 milliard de livres supplémentaire dans le club, soit un total de 4,25 milliards de livres (4,97 milliards d’euros). M. Abramovitch, passible de sanctions après l’invasion russe de l’Ukraine, le 24 février, ne touchera en principe pas un centime sur la vente du club. Le produit de la vente sera mis sur un compte gelé, et l’argent doit progressivement être distribué à des associations caritatives.

Afrique
A quand une révolution industrielle pour l’Afrique ?

Il aura fallu la double crise du Covid-19 et de la guerre russo-ukrainienne pour se rendre à l’évidence : l’économie africaine repose toujours à l’excès sur un modèle hérité de la colonisation, celui de l’extraction et de l’exportation de ses matières premières. Le continent a connu en 2020 sa première récession depuis trente ans. Les grands exportateurs de matières premières, Nigeria et Angola en tête, mais aussi toute l’Afrique centrale et australe, ont subi de plein fouet l’effondrement des cours des produits énergétiques lié à la pandémie. Ceux-ci sont remontés en flèche dans le sillage de l’invasion russe en Ukraine mais un pays comme le Nigeria, pourtant le premier producteur de pétrole en Afrique, n’en profite guère : raffinant très peu son brut, il dépend presque entièrement des importations de carburant, ce qui rend le marché local vulnérable aux hausses de prix. Si le secteur tertiaire africain s’est modestement développé ces dernières années, il reste anecdotique en regard du secteur primaire : 80 % des exportations africaines proviennent encore des matières premières, pour la plupart non transformées. L’économiste britannique Richard Auty a popularisé en 1990 l’expression de « malédiction des ressources naturelles ». Trois décennies plus tard, celle-ci n’a rien perdu de sa justesse. De la Guinée à la République démocratique du Congo (RDC), en passant par le Nigeria, les pays les plus riches en matières premières continuent d’être aussi ceux qui, paradoxalement, ont le plus faible taux de croissance.

« En Afrique pour l’Afrique »

« L’économie des pays moins riches en ressources naturelles est, par nature, beaucoup plus diversifiée, détaille Papa N’Diaye, chef de division au département Afrique du Fonds monétaire international (FMI). Dans notre rapport de 2019, nous avons établi qu’ils avaient un taux de croissance moyen de 6 %, là où les pays riches en ressources naturelles plafonnaient à 3,1 %. » De surcroît, le continent africain a le secteur primaire au rendement moyen le plus faible de la planète.

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