Médicaments génériques: Cas Algérien

Médicaments génériques: Cas Algérien

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Malgré un prix relativement abordable, le médicament générique n’arrive toujours pas à s’imposer sur le marché pharmaceutique algérien. Pour faire face aux pénuries fréquentes de médicaments, les médecins essaient de remplacer les médicaments indisponibles par d’autres existants dans les pharmacies, notamment les génériques.

Les malades ne cessent de se déplacer afin qu’on leur refasse l’ordonnance et qu’on leur prescrive des médicaments disponibles », explique Boualem. S, pharmacien dans une grande officine à Ben Aknoun. « Par ailleurs, les mesures prises par la Caisse Nationale des Assurances Sociales ont contribué à encourager la consommation du générique au travers d’une convention conclue avec les officines privées, bénéficiant de 10% du prix global sur chaque ordonnance en cas d’orientation du patient vers le générique et de 20% en cas de consommation de la production locale », ajoute-t-il.

La politique de production et de consommation du médicament générique, vise à garantir des soins de moindre coût et de réduire la facture de l’importation. Dans le but d’encourager et de protéger la production locale, une batterie de mesures doit être arrêtée pour interdire l’importation de 450 marques de médicaments fabriqués déjà localement. Cette décision a permis aux unités de production – à l’instar du groupe Saidal – qui fonctionnaient à 10 et 30% de leur capacité, de connaître un nouveau souffle et à la modernisation de leurs équipements ;d’autres se sont lancées dans des accords de partenariat avec les firmes étrangères.

Le Marché dugénérique connaît une évolution de 80% de la production globale locale contre 20% du médicament de marque ou princeps. Les médicaments génériques fabriqués localement sont passés de 291 millions à 440 millions d’euros.

KAY

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