La Fondation Air France partenaire d’un programme écologique

La Fondation Air France partenaire d’un programme écologique

1647
PARTAGER

La Fondation Air France et la Fédération Léo Lagrange signent un partenariat pour le développement du programme éducatif « Carbone Scol’ERE France ». Destiné aux écoles élémentaires, c’est du Québec que s’exporte ce projet, avec une pédagogie centrée sur l’apprentissage de comportements éco-responsables et une évaluation inédite de l’impact des actions de ses participants sur le développement durable.

La transition écologique, au coeur des discours politiques actuels, est un enjeu de société qui s’est progressivement inscrit dans les consciences collectives ces dernières décennies. S’il s’agissait d’abord d’étudier l’impact à grande échelle de la pollution et des gaz à effet de serre (GES), la problématique environnementale s’est solidifiée dans son ampleur mondiale avec la signature du Protocole de Kyoto il y a un peu plus de vingt ans. L’évolution des états d’esprit au fil des années a plus récemment permis la mise en place de l’Accord de Paris, dont le maintien dépend d’une concordance globale des convictions quant à la responsabilité humaine du réchauffement planétaire. Mais si les réglementations d’État permettent de limiter les répercutions environnementales des grandes industries, les habitudes de consommation sont à la base des impératifs de production. C’est ces comportements que le programme « Carbone Scol’ERE » vise, avec une action qui permettrait une évolution sur le long terme et dont les ambassadeurs sont les plus jeunes.

Développé au Québec, ce dispositif destiné aux écoles élémentaires est un programme éducatif clé en main, dont l’objectif est de réduire les émissions de GES en accompagnant positivement l’adoption des gestes éco-responsables au quotidien. Porté par la Fédération Léo Lagrange dans l’Hexagone sous l’intitulé « Carbone Scol’ERE France », ce projet a déjà été expérimenté dans quarante-cinq classes de CM1 et CM2 dans le pays, issues de sept académies, et sera généralisé dans toutes les régions à partir de janvier 2021. En Île-de-France, c’est la Fondation Air France qui permettra le financement de l’animation d’une vingtaine de classes élémentaires – soit plus de 500 élèves – dans les communes de Roissy-en-France, Sarcelles, Tremblay-en-France et Juvisy-sur-Orge. « Nous accompagnons des projets liés à l’éducation depuis vingt-huit ans. Cette année, la Fondation en a financé trente-six à travers le monde et nous avons souhaité en soutenir un en France, dédié à l’éducation et à l’environnement. S’engager aux côtés de la Fédération Léo Lagrange dans le cadre du lancement de « Carbone Scol’ ERE France » s’inscrit parfaitement dans cette démarche, » explique Cécile Vic, déléguée générale de la Fondation Air France. L’institution, dont la ligne conductrice est l’enfance, fait évoluer ses projets afin d’intégrer l’enjeu environnemental à ses impératifs, en écho à sa compagnie mère, Air France, qui projette le renouvellement de sa flotte l’an prochain, pour une réduction des émissions de CO2 de 20%.

Les élèves participant au programme « Carbone Scol’ERE France » bénéficient d’outils pédagogiques (dont une plateforme numérique dédiée), prennent part à des défis éducatifs avec leurs familles (afin des les mobiliser et d’encourager la transmission du geste éco-responsable) et assistent à des ateliers proposés en classe par la Fédération Léo Lagrange, échelonnés sur plusieurs mois. L’objectif premier – l’écologie et la préservation de l’environnement par la prévention et l’éducation – engage les plus jeunes en leur permettant de mieux comprendre les enjeux environnementaux actuels et en les guidant dans la mise en place de solutions pratiques et concrètes au quotidien. Les défis instigués, qui demandent l’implication active de l’enfant et la contribution de l’ensemble du foyer, lorsqu’ils sont maintenus sur une période d’un an, sont considérés comme ancrés dans les habitudes familiales et se traduisent par une valeur de « crédit carbone éducatif » équivalent à une tonne de GES évités.

Nafissa Amalou

Commentaires

commentaires