La Corse au cinéma : Le Grand Action à Paris

La Corse au cinéma : Le Grand Action à Paris

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Le Grand Action, cinéma indépendant parisien. Crédit photo: Dr

Le 23 septembre à 19h30, la programmation « Panorama Corse » prendra place au cinéma d’art et d’essai parisien Le Grand Action pour le festival itinérant du court métrage les Nuits Méditerranéennes. C’est la première de deux projections qui auront lieu au Grand Action en association avec les Nuits MED.

Au cœur du Quartier Latin, riveraines des instituts de recherche les plus illustres de France, au voisinage de la Sorbonne et du Panthéon, les deux salles du Grand Action s’exercent depuis plusieurs décennies à offrir à leur audience des projections de films à la hauteur de cet éminent entourage. Avec à sa tête Isabelle Gibbal-Hardy – porte-drapeau du cinéma indépendant parisien et militante du septième art passionnée -, Le Grand Action se dresse de manière évocatrice à quelques pas des Arènes de Lutèce, amphithéâtre gallo-romain où la mise en scène avait déjà sa place avant que Paris ne soit Paris. Dans ce cadre propice à l’émotion et à l’apprentissage, à l’endroit même où se tiennent des ciné-clubs fréquentés par les esprits des institutions prestigieuses de ce 5e arrondissement parisien, l’Île de Beauté est à l’affiche ce mercredi. Et si ce département singulier n’est qu’à un jet de pierre du continent, il pourrait tout aussi bien être à des années lumières du cercle fermé du cinéma français. Mais qu’importe : puisque Paris ne vient pas à la Corse, c’est la Corse que Le Grand Action invite à Paris.

High dating, court métrage du « Panorama Corse ». Crédit photo: Artisans du film

Un drame, un récit d’initiation, une fable historique, une allégorie futuriste et une comédie noire, tout ça le temps d’un film… la séance « Panorama Corse » promet un voyage des genres en l’espace d’une soirée de cinéphilie. Cinq courts métrages pour une durée totale de une heure trente, c’est cinq films à l’ère de la communication instantanée, dans un monde où la gratification immédiate fait norme. Mais loin d’être des produits de consommation rapide, ces petits trésors de créativités font valoir les aptitudes de cette nouvelle génération de cinéastes. Témoins de l’évolution des productions, à l’âge de la 3D, du « green screen » et du streaming, les réalisateurs de demain ne sont pas pour autant dépourvus des sensibilités de leurs aînés. Avec un budget restreint et l’épreuve de passion nécessaire à la concrétisation de leurs projets, ces talents font la démonstration de l’avenir étincelant du cinéma français.

La veuve Saverini, court métrage du « Panorama Corse ». Crédit photo: Les films du cygne

Présenté par Alix Ferraris, directeur du festival les Nuits Méditerranéennes, le « Panorama Corse » regroupe La nuit venue, première réalisation de Delphine Leoni, journaliste (France 3 Via Stella) et productrice membre du collectif Stanley White ; Les saisons sauvages de Nathalie Giraud où figurent les jeunes actrices Armande Boulanger (Portrait d’une jeune femme en feu) et Natacha Krief (Ma fille, Caïn) ; La veuve Saverini, adaptation par Loïc Gaillard de la nouvelle de Guy de Maupassant, Une vendetta, dont l’histoire se déroule entre Bonifacio et la Sardaigne qui lui fait face ; High dating de Jules Zingg, récit équivoque et chimérique tourné dans la nature sublime des hauteurs corses ; Gasoil, aux prémices de thriller retord, réalisé par l’ingénieur du son Léonard Accorsi avec, à l’affiche, la comédienne Marie-Pierre Nouveau (Une vie violente, Une île).

Syrine Gouni

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