Par Aksel Mohamed
Dans un franc-parler qui lui est coutumier, le Chef de l’État a appelé les responsables des entreprises, publiques et privées, à faire preuve d’efficacité. Pas de place pour les slogans ni les discours creux. L’action, rien que l’action.
Face aux opérateurs économiques réunis au Centre international des conférences Abdelatif Rehal,àAlger, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a préconisé l’intensification de la présence algérienne en Afrique, ainsi que l’application effective des accords conclus lors de la 4ᵉ édition de la Foire commerciale intra-africaine. Annonçant que la commission de suivi des résultats de l’IATF sera prochainement rattachée aux services du Premier ministre, le président a insisté sur l’impératif de « suivre nos engagements quant à la concrétisation des contrats signés, et nous ne transigerons pas avec ceux qui ne les respecteront pas ». Clair, net et précis. Pas de place pour ceux qui ne s’inscrivent pas dans cette dynamique de croissance économique que connaît l’Algérie.
Des propos qui confirment que le Chef de l’État ne croit qu’à l’action, la performance et l’efficacité. Lors de cet événement continental, qui a connu un franc succès, des contrats et engagements d’une valeur totale de 48,3 milliards de dollars ont été signés, dont 11,4 milliards de dollars attribués à des entreprises algériennes. Divers secteurs sont concernés. Voici donc une opportunité majeure à saisir, qui permet assurément aux entreprises algériennes de mieux se positionner sur un marché africain prometteur, appelé à se renforcer avec la mise en œuvre de la ZLECAF.L’adhésion de l’Algérie au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) marque une étape décisive dans sa stratégie de diversification économique et d’intégration régionale. Outre le traitement des transactions en temps réel, ce mécanisme améliorera la liquidité et la gestion des trésoreries des entreprises exportatrices, tout en garantissant un haut niveau de sécurité et en réduisant les risques, notamment ceux liés au non-paiement et au change.La conquête du marché continental ne sera pas de tout repos. Conscient de la concurrence féroce à laquelle l’Algérie devra faire face, le président Tebboune a souligné « la nécessité d’accroître les capacités productives, en termes de qualité et de quantité, et de les rendre plus compétitives à l’échelle internationale, en garantissant une plus grande dynamique de production ». De l’optimisme, oui. De l’exigence, aussi.Dans son intervention, le Chef de l’État a rappelé, une fois de plus, qu’aucune distinction n’existe entre les secteurs public et privé, précisant que tous les opérateurs sont « concernés par l’essor économique et la responsabilité qui leur incombe envers le développement national ».

Président Abdelmadjid Tebboune à sa droite Kamel Moula Président du CREA
Au-delà de la nécessité de renforcer leur présence sur d’autres marchés, M. Tebboune a souligné que l’Algérie regorge de potentialités et de ressources capables de porter son PIB à 400 milliards de dollars d’ici 2027. Dans ce cadre, l’IATF 2025 constitue « l’occasion pour les opérateurs économiques, publics et privés, de prouver que l’économie nationale est sur la bonne voie ». Un acquis à préserver… et à améliorer.
Du haut de son rang de troisième économie du continent, l’Algérie dispose d’atouts à faire valoir dans plusieurs domaines, notamment l’énergie, l’agroalimentaire et l’industrie pharmaceutique. Officiels et experts sont unanimes : l’Algérie peut se positionner comme un pont solide entre l’Afrique et la Méditerranée, tout en jouant un rôle moteur au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
Plus que jamais, il est temps d’ancrer cette position stratégique, notamment à travers le renforcement des infrastructures du pays et la poursuite des efforts en matière d’innovation et de compétitivité.
A M





