Cet événement mondial s’impose comme la plus grande plateforme africaine et méditerranéenne dédiée aux hydrocarbures, à l’énergie et à l’hydrogène. Placé sous le thème « Accélérer l’énergie de demain et atteindre un mix énergétique efficace grâce aux partenariats, aux investissements, à l’innovation et aux technologies », le NAPEC réunit des décideurs, experts, diplomates et grandes entreprises du secteur énergétique venu des quatre coins du pays.
C’est dans une salle comble, au Centre international des conférences Mohamed Ben Ahmed à Oran, que le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, M. Arkab, a inauguré la 13e édition du Salon international « Africa & Mediterranean Energy & Hydrogen Exhibition and Conference », qui rassemble 500 exposants représentant 60 pays. Le ministre d’État a souligné les efforts nationaux déployés pour développer l’industrie pétrolière, gazière et pétrochimique, avec la mise en œuvre de projets stratégiques d’une valeur totale dépassant 60 milliards de dollars pour la période 2025-2029. Parmi ces projets, 80 % sont dédiés à l’amont, tandis que le reste concerne le raffinage et la pétrochimie.Dans la même optique, M. Mohamed Arkab a indiqué que l’Algérie poursuit le lancement de grands projets énergétiques, tels que le gazoduc transsaharien (TSGP), ainsi que des programmes de réduction des émissions de méthane. Par ailleurs, Sonatrach investit dans des initiatives de stockage naturel du carbone et de reforestation sur une superficie de 520 000 hectares.Le ministre a ajouté que la nouvelle politique énergétique algérienne vise à concilier le développement des ressources pétrolières avec la valorisation des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert, tout en protégeant l’environnement et en renforçant la durabilité.

NAPEC réunit des décideurs, experts, diplomates et grandes entreprises du secteur énergétique
Lors de cette première journée, le ministre d’État a également présidé la cérémonie d’ouverture de l’exposition Afrique et Méditerranée sur l’énergie et l’hydrogène, avant de visiter les différents pavillons. Il a invité les participants à tirer parti de cet événement majeur pour bâtir des partenariats stratégiques et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération. M. Arkab a salué la qualité des offres et innovations présentées par les entreprises et institutions, notamment algériennes, publiques et privées, soulignant leur rôle crucial dans le développement de l’industrie énergétique nationale, en particulier dans les secteurs du pétrole et du gaz, ainsi que leur ouverture aux collaborations internationales.De son côté, Rachid Hachichi, PDG de Sonatrach, a appelé, dans son discours, à « accélérer l’accès à l’énergie de demain et parvenir à un mix énergétique efficace grâce au partenariat, à l’investissement, à l’innovation et à la technologie ».
Inter…Sonatrach plaide pour un prix énergétique équilibré
M. Hachichi a rappelé que le débat énergétique, dans le contexte des profondes mutations mondiales actuelles, ne se limite plus à la disponibilité ou au prix, mais inclut désormais la capacité à fournir une énergie propre, sûre et durable. Il a souligné que les technologies modernes jouent un rôle clé en ouvrant de nouvelles perspectives pour repenser les modes de production et de consommation.

Rachid Hachichi, PDG de Sonatrach
À cet égard, la numérisation, l’intelligence artificielle et les technologies avancées de traitement des données sont devenues des leviers essentiels pour optimiser les processus et améliorer l’efficacité énergétique. De même, les technologies de capture, stockage et utilisation du dioxyde de carbone offrent des opportunités concrètes pour réduire significativement l’empreinte carbone, tout en garantissant la pérennité des ressources énergétiques traditionnelles.Sur le plan environnemental, M. Hachichi a insisté sur l’importance d’investir dans la réduction des émissions de méthane, un gaz à fort impact sur le réchauffement climatique. Sonatrach a fait de cet enjeu un axe majeur de sa stratégie environnementale, en cohérence avec sa nouvelle politique climatique, qui vise à concilier croissance économique et réduction des effets négatifs du changement climatique.Dans le domaine du gaz naturel, la compagnie nationale a prouvé sa capacité à être un fournisseur sûr et fiable sur les marchés mondiaux. Selon M. Hachichi, le gaz naturel, en tant qu’énergie fossile la plus propre comparée au charbon ou au pétrole, reste une énergie de transition essentielle, grâce à sa grande flexibilité et son rôle dans l’intégration efficace des énergies renouvelables.

Hydrogène
Le PDG de Sonatrach a plaidé pour un mix énergétique équilibré, combinant le rôle central du gaz naturel et du pétrole dans la satisfaction de la demande mondiale et la sécurité énergétique, avec le développement des énergies nouvelles et renouvelables, telles que l’hydrogène, en particulier l’hydrogène vert, et l’énergie solaire, qui demeurent des choix stratégiques pour la transition énergétique.Enfin, M. Hachichi a insisté sur le rôle clé de l’Afrique dans l’avenir énergétique mondial. Le renforcement de la coopération africaine dans ce domaine représente un choix stratégique pour répondre à la demande intérieure et extérieure, promouvoir un développement durable et réduire les inégalités d’accès à une énergie moderne et sûre. Sonatrach est déterminée à renforcer et diversifier ses partenariats avec les pays africains, tout en consolidant sa position comme acteur majeur de la sécurité énergétique dans la région méditerranéenne.
A.M





