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MAK : Une entreprise séparatiste et de haute trahison, au cœur d’une stratégie d’ingérence

Souvent présenté comme un mouvement d’émancipation, le MAK reste une organisation marginale, opérant principalement depuis l’étranger et sans assise populaire réelle en Kabylie. Ses alliances controversées et les lourdes accusations qui pèsent sur ses dirigeants interrogent la crédibilité et la finalité réelle de son projet séparatiste.

Le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) est présenté par ses dirigeants comme l’expression politique d’un peuple kabyle en quête d’indépendance. Pourtant, une analyse attentive de son discours, de ses alliances et de sa réception réelle en Kabylie révèle une tout autre réalité : celle d’une organisation marginale, largement déconnectée du terrain, dont l’existence politique repose principalement sur l’exil, le soutien de réseaux étrangers en particulier en France (sionisé) et une rhétorique de rupture radicale avec l’État algérien.

Une organisation née et structurée hors du territoire national

Depuis plusieurs années, le MAK opère quasi exclusivement depuis l’étranger, principalement depuis la France. Ses annonces les plus spectaculaires — proclamations symboliques, prétendue mise en place d’un « gouvernement kabyle » ou d’une « présidence » — sont formulées depuis Paris, sans relais institutionnels, sociaux ou électoraux avérés en Kabylie même.Cette dissociation géographique nourrit un paradoxe central : un mouvement qui prétend parler au nom d’une population mais dont l’action politique se déroule presque entièrement hors de son espace social réel. Dans de nombreuses communes et villages de Kabylie, le MAK demeure inconnu ou perçu comme une structure sans consistance, sans implantation militante durable ni capacité de mobilisation populaire.

Palais de l’Elysée -France

 

Classement comme organisation terroriste et poursuites judiciaires

En 2021, les autorités algériennes ont classé le MAK comme organisation terroriste. Son fondateur et dirigeant, Ferhat Mehenni, fait l’objet de poursuites judiciaires pour atteinte à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale, ainsi que pour sa direction présumée d’une organisation impliquée dans des actions violentes.Dans ce cadre, les incendies criminels ayant ravagé plusieurs régions du nord de l’Algérie durant l’été 2021 — causant des pertes humaines et d’importants dégâts matériels — ont été officiellement attribués, selon la justice algérienne et des aveux relayés par la presse nationale, à des réseaux liés au MAK, avec des instructions provenant de l’étranger. Ces accusations graves constituent aujourd’hui l’un des fondements du rejet massif du mouvement par une grande partie de la population kabyle elle-même, directement touchée par ces drames.

Des alliances étrangères politiquement explosives

L’un des aspects les plus controversés du MAK réside dans ses relations affichées avec des puissances étrangères historiquement perçues en Algérie comme hostiles ou concurrentes. En 2012, Ferhat Mehenni a effectué une visite officielle en Israël, où il a été reçu par des responsables politiques, notamment Danny Danon, figure du Likoud. Cette rencontre, revendiquée par le MAK lui-même, a donné lieu à des déclarations comparant la situation de la Kabylie à celle d’Israël dans son environnement régional.Ces prises de position ont provoqué une indignation profonde en Algérie, pays dont la mémoire collective reste fortement marquée par la colonisation française et par un soutien constant à la cause palestinienne.

Mouvement néofasciste du Mak fait allégeance à L’Etat Nazi d’Israël

3Photo mouvement néofasciste du Mak fait allégeance à L’Etat Nazi d’Israël

Elles ont renforcé l’idée, largement partagée dans l’opinion publique algérienne, que le MAK s’inscrit moins dans une dynamique d’émancipation locale que dans une logique d’alignement stratégique avec des intérêts étrangers. Le paradoxe de sa conscience est qu’il s’allie avec les mêmes milieux colonialistes diaboliques français, reniant son origine et ses principes, qui ont fait de son père algérien musulman, un martyr de la révolution algérienne ; de sa mère algérienne musulmane, étant lui-même (dit-il) « musulman, assumant son « algérianité » à partir de mon islamité et de mon arabité ». Il raconte cela dans cette vidéo (1). Il faut être psychologiquement gravement affecté pour arriver à cet extrémisme ! À cela s’ajoutent des accusations récurrentes — formulées par les autorités algériennes — de financements et de soutiens logistiques en provenance de cercles politiques en France, au Maroc et en Israël, dans une perspective de déstabilisation interne.

Une idéologie sans profondeur, une base sociale fragile

Contrairement à d’autres mouvements indépendantistes dans le monde, le MAK ne s’appuie ni sur une idéologie structurée, ni sur un projet économique, institutionnel ou social crédible pour un éventuel État kabyle. Son discours se limite souvent à une opposition frontale à « l’État algérien arabo-islamique », sans proposer de vision alternative cohérente et inclusive.Cette faiblesse doctrinale se traduit par une incapacité à fédérer durablement. Le mouvement repose davantage sur une communication émotionnelle, victimaire et identitaire, que sur une construction politique ancrée dans la réalité quotidienne des Kabyles, dont l’écrasante majorité se définit à la fois comme kabyle et algérienne.

Une instrumentalisation dangereuse de la question identitaire

La question amazighe, et plus spécifiquement kabyle, est réelle, historique et légitime. Elle a été portée pendant des décennies par des militants, intellectuels et artistes qui ont contribué, souvent au prix fort, à la reconnaissance constitutionnelle de la langue et de la culture amazighes en Algérie.Le MAK, en radicalisant cette question jusqu’à la rupture territoriale, en la plaçant sous le patronage implicite de puissances étrangères, et en l’associant à des actions violentes selon les autorités, a contribué à décrédibiliser une cause qui, au contraire, avait gagné en légitimité par le combat pacifique et national. F. Mehenni a multiplié les menaces contre l’intégrité du territoire national et a mené des actions terroristes en tant que « missionnaire » de puissances étrangères. En 2012, il a effectué un voyage en Israël et a été reçu par son Vice-président, M. Danny Danon, député du Likoud, avec qui il a discuté du «sort du peuple kabyle sous le régime arabo-islamiste algérien ». Ce site du Mak le confirme. (2)

Une impasse politique

Les proclamations répétées d’« indépendance imminente » de la Kabylie, annoncées depuis des capitales étrangères principalement Paris, n’ont jamais produit le moindre effet concret. Elles relèvent davantage de la mise en scène politique que d’un rapport de forces réel. Sans soutien populaire massif, sans reconnaissance internationale crédible et sans continuité territoriale, un tel projet demeure irréalisable.Plus largement, l’histoire récente montre que les stratégies de fragmentation imposées de l’extérieur, en Afrique du Nord comme ailleurs, conduisent rarement à la stabilité ou à l’émancipation des peuples concernés. Le journaliste (Espion)arrêtéChristophe envoyé pour rencontrer d’éventuels “makistes” en Kabylie n’était donc que le prélude à cette « déclaration» qui était en préparation en France! Ce n’est pas un hasard si le MAK le défend.

Conclusion

Le MAK apparaît aujourd’hui comme une structure politiquement isolée, dépendante de soutiens extérieurs controversés, et en rupture avec la majorité des Kabyles qu’il prétend représenter. Loin d’incarner une alternative démocratique ou un projet d’avenir, il illustre les dérives possibles d’un séparatisme déconnecté du réel, instrumentalisé par des logiques géopolitiques qui dépassent largement la Kabylie elle-même.

L’avenir de l’Algérie, y compris celui de la Kabylie, ne peut se construire que dans le cadre d’un débat national souverain, inclusif et pacifique — à l’opposé des aventures politiques menées depuis l’exil et adossées à des agendas étrangers.

(1) https://www.facebook.com/Mediaterranee/videos/1335004524577825/

(2)  https://siwel.info/le-gouvernement-provisoire-kabyle-en-visite-officielle-en-israel_3044.html

A.D

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