Éditorial

Le complotisme de Netanyahu pour « finir le génocide à Gaza

Hassina Hadj Sahraoui

Benyamin Netanyahou est en train de dévoiler une face sombre de son pouvoir, s’éloignant clairement d’un conservatisme classique pour glisser vers un autoritarisme brutal, flirtant avec des idéologies fascistes, voire nazies. Son obsession du « Grand Israël » dépasse largement la simple annexion des territoires palestiniens : il rêve d’un empire s’étendant de l’Égypte jusqu’à l’Irak, un projet impérialiste délirant qui menace non seulement la région, mais la paix mondiale. Il ne cache plus ses références à des figures controversées comme Vladimir Jabotinsky, fondateur du sionisme révisionniste, et Leo Strauss, philosophe controversé qui prônait la dictature comme moyen de survie politique.Le plus inquiétant, c’est sa récente déclaration à l’ONU où il revendique ouvertement le droit de massacrer les Palestiniens, appelant Israël à devenir une « super-Sparte », c’est-à-dire un État militaire fermé, autarcique, prêt à ignorer ses alliés pour se concentrer sur la guerre. Ce choix de Sparte, évoquée pour la première fois depuis l’époque nazie, n’est pas anodin : c’est un symbole clair pour tous ceux qui comprennent ces références de l’idéologie fasciste. Pour lui, l’ennemi n’est plus le Hamas ou l’Iran, mais même l’Europe qui, selon lui, plierait sous la pression des populations arabes.Au cœur de cette politique meurtrière, il y a un vrai génocide : déplacer un million de Gazaouis, les priver de leurs droits et de leur vie, une opération que même l’avocat général des forces israéliennes avait mise en garde, avant que le chef d’état-major ne l’ignore. Ce mépris des règles internationales et des droits humains choque même à l’ONU, où des pays comme l’Algérie et la Russie dénoncent ce plan comme une menace grave pour la paix.L’opposition israélienne, comme YaïrLapid, exprime son horreur devant ces références à Sparte, symbole d’une guerre perpétuelle, mais sans remettre en cause la montée fasciste incarnée par Netanyahou. Ce dernier semble renouer avec un héritage toxique, celui d’un sionisme militant devenu extrémiste, au risque de faire sombrer Israël dans un régime autoritaire et de commettre un crime contre l’humanité à Gaza.? « Parce qu’il nous a transformés en un pays en guerre. Nous ne voulons pas être un État en guerre, nous voulons être un pays prospère, prospère et populaire dans le monde ». Il aurait surtout dû dire et répéter que Benzion Netanyahou était un fasciste et que Sparte est une référence indigne dans une démocratie, que les survivants de l’holocauste qui, fuyant à bord de l’Exodus, ont participé à la création de l’État d’Israël se retourneraient dans leur tombe en entendant le Premier ministre évoquer un mythe nazi et perpétrer un génocide à Gaza.

HHS

 

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