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Timimoun : Un festival naissant sous les étoiles du Gourara

La première édition du Festival international du court métrage de Timimoun s’est achevée mardi 18 novembre après six jours d’intenses projections, de rencontres et d’effervescence culturelle. Entre bilan réussi, présence marquante du Sénégal invité d’honneur et implication remarquable de la jeunesse locale, cette édition inaugurale s’impose déjà comme un nouveau rendez-vous du cinéma africain.

Un pari réussi pour une première édition

Pour une toute première expérience, le Festival international du court métrage de Timimoun affiche un bilan impressionnant : 61 films de 31 pays, dont 23 nations africaines, sélectionnés parmi plus de 2 700 candidatures.Le commissaire du festival, ZineddineArkab, se félicite d’une organisation « sans accroc majeur » et d’une programmation maintenue à 100 %. Les projections, réparties entre le Théâtre de verdure et la salle de cinéma de Timimoun, ont attiré un public constant, porté par un rythme soutenu de séances de l’après-midi jusqu’à la nuit.Le colloque international sur le cinéma et l’environnement, les tables rondes et les ateliers de formation ont donné corps à une édition riche en contenus et en échanges. Le directeur artistique, Fayçal Sahbi, rappelle toutefois qu’« une première édition est un apprentissage », promettant une version encore plus structurée et ambitieuse dès l’an prochain.

Le Sénégal, invité d’honneur et fil conducteur

Si la programmation a offert une grande diversité de regards, la présence du Sénégal — invité d’honneur — a constitué l’un des marqueurs forts de cette édition.
Des films profondément ancrés dans les réalités sénégalaises ont captivé le public, notamment L’Enfant à la peau blanche de Simon Panay, salué comme l’un des films les plus applaudis du festival.Au-delà des projections, la délégation sénégalaise a enrichi les débats et les rencontres, inscrivant Timimoun dans une dynamique panafricaine assumée. Pour le commissaire Arkab, cette participation « illustre l’ambition de faire de Timimoun un espace de dialogue créatif entre cinémas africains ».

Le Sénégal à l’honneur, remise de trophée

La jeunesse de Timimoun, au cœur du projet

L’un des volets majeurs de cette édition a été l’implication de la jeunesse locale. À travers des ateliers pratiques, des rencontres avec des réalisateurs et des activités pédagogiques, le festival a posé les bases d’une véritable initiation au cinéma.« Nous voulons offrir aux enfants de Timimoun la possibilité de devenir les futurs cinéastes, scénaristes ou même commissaires du festival », souligne Arkab. Une ambition qui a trouvé un écho visible : les jeunes se sont emparés des ateliers, ont questionné, discuté, rêvé.À Timimoun, cette première édition n’a pas seulement projeté des films. Elle a ouvert la voie à une culture cinématographique nouvelle, prête à s’enraciner durablement dans la région.

L’ensemble des membres de jury, acteurs etc.

Sous les étoiles, des images qui demeurent

Les dernières projections au Théâtre de verdure, sous la voûte nocturne du Gourara, ont offert une soirée d’adieu empreinte d’émotion.Entre Thuraya, Who Loved Eternity ou encore Les Aventures d’Angosat, les voix du monde ont résonné une dernière fois avant que les écrans ne s’éteignent.À la cinémathèque Malek Bennabi, la sélection nationale a également touché le public : Sakyna d’Abed Adnane, Ta3zirt de Khaouther Dernouni, Nya d’Imène Ayadi ou El Baraka de Rima Kerkabane ont témoigné de la vitalité du court métrage algérien.

Un rendez-vous appelé à grandir

Fort de l’enthousiasme du public, de la diversité des œuvres et de l’énergie générée par cette première édition, le Festival international du court métrage de Timimoun s’annonce déjà comme un rendez-vous incontournable du cinéma africain émergent.Les organisateurs le promettent : la deuxième édition sera « plus complète », plus structurée et encore davantage tournée vers le continent.Une promesse qui, à Timimoun, semble déjà trouver sa place dans le cœur des spectateurs.

HHS

 

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