
Sous l’égide du ministère algérien de la Culture et des Arts, la 1ère édition du Festival international du court-métrage de Timimoun se tient du 13 au 18 novembre 2025, célébrant le cinéma africain et mettant à l’honneur le Sénégal, pays invité. Pendant six jours, réalisateurs, producteurs, professionnels et cinéphiles se donnent rendez-vous au cœur du désert pour un événement inédit dans le sud de l’Algérie.
Un festival ancré dans le territoire saharien
Dans le décor spectaculaire des dunes et sous un ciel étoilé, le festival propose une expérience immersive qui entend replacer le court métrage au centre de la création. L’événement vise à valoriser les talents africains, à encourager les coproductions internationales, à former les jeunes cinéastes et à promouvoir Timimoun comme destination culturelle et touristique.Cette dynamique s’inscrit dans un projet plus large : la réhabilitation du fort de Tinerkouk, entamée en 2022, appelé à devenir une véritable cité cinématographique saharienne dédiée à la production et aux métiers du cinéma.
Une stratégie nationale pour le cinéma saharien
En visite à Timimoun, la ministre de la Culture, Malika Bendouda, a souligné que la création de pôles cinématographiques au Sud répond à la volonté de démocratiser la culture et décentraliser la création. Elle a inauguré le Centre cinématographique de Tinerkouk, présenté comme un espace prêt à accueillir de nouvelles productions, notamment sur l’histoire locale et la résistance saharienne.La ministre a également rappelé que le festival, qui réunit des cinéastes de 31 pays, constitue un soutien direct aux jeunes réalisateurs et s’inscrit dans une politique nationale visant à faire du cinéma un langage rassembleur et un moteur de développement humain.
La ministre de la culture algérienne , Malika Bendouda à l’ouverture du festival du film court métrage à Timimoun
Une programmation riche : 47 films et une ouverture marquante
Cette première édition rassemble 47 films :
- 19 fictions,
- 13 documentaires,
- 15 courts algériens,
répartis en trois compétitions. Le jury, composé de professionnels venus d’Algérie, d’Italie, du Sénégal et du Congo, sera présidé par le cinéaste congolais Dieudo Hamadi.
Le Grand Prix Gourara d’Or récompensera le meilleur court métrage, aux côtés de prix dédiés à la réalisation, au scénario et à l’interprétation.Le Sénégal, invité d’honneur, présente cinq films mettant en lumière les enjeux sociaux et la mémoire collective d’un pays à forte tradition cinématographique.
La soirée d’ouverture est marquée par l’avant-première africaine de Boomerang Atomic, le nouveau documentaire de Rachid Bouchareb, consacré à la mémoire des essais nucléaires dans les régions désertiques.
Une ouverture symbolique et ambitieuse
Lors d’une conférence de presse à l’hôtel Ourera, le directeur artistique Faisel Sahbi a détaillé les ambitions de ce premier rendez-vous, dont les projections se tiendront aussi dans le grand théâtre de verdure de 4 000 places, une première en Algérie.Les membres du jury ont salué une initiative essentielle pour la découverte de nouveaux talents. Le Sénégal a annoncé la perspective d’un partenariat avec le festival Dakar Court, renforçant les échanges cinématographiques africains.Dans une atmosphère chaleureuse, les jurés ont exprimé leur enthousiasme pour cette première édition, appelée à devenir un carrefour culturel annuel au cœur du Sahara.
HHS





