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Rapport de l’Oxford Business Group (OBG) sur l’Algérie : priorité donnée à l’Agriculture et l’industrie

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Selon le rapport économique « The Report : Algeria 2016 » sur le nouveau modèle de croissance national, l’agriculture et l’industrie sont les secteurs clés du devenir économique algérien

Le cabinet d’intelligence économique et de conseil Oxford Business Group (OBG) a livré son nouveau rapport économique « The Report : Algeria 2016 », sur le nouveau modèle de croissance national. Il en ressort notamment que l’agriculture et l’industrie sont les secteurs clés de l’avenir de l’économie algérienne. 

Un optimisme qui tranche avec la sinistrose ambiante. Présentant les conclusions de son étude sur l’économie algérienne, le cabinet spécialisé Oxford Business Group (OBG), estime qu’elle est la plus « grande des pays du Maghreb ». Mieux, OBG assure que l’Algérie est le pays le « plus riche » de la région nord-africaine au regard du pouvoir d’achat par habitant.

Bien qu’il précise que les hydrocarbures sont le principal «pilier économique» du pays depuis des décennies, le rapport note toutefois que suite à la forte baisse des prix du pétrole, le gouvernement a pris une série de mesures pour encourager les investissements dans d’autres segments. « Alors que des énergies peu coûteuses et diverses ressources naturelles sont disponibles, l’industrie hors hydrocarbures peine à se développer en Algérie. Toutefois, dans ses projets de diversification, le gouvernement s’efforce de prioriser le secteur de l’industrie, qui semble sur le point de décoller, soutenu par les mesures incitatives à l’investissement et le plan de développement de 50 nouvelles zones industrielles » peut-on ainsi lire dans ce rapport.

Priorité au secteur de l’industrie

Robert Tashima, le directeur éditorial d’OBG pour l’Afrique, estime en effet que l’Algérie a « subi l’impact de la baisse soutenue des prix mondiaux du pétrole, notamment en termes de recettes fiscales et de réserves de change ». Mais les politiques d’ajustement structurel des années précédentes ont contribué, selon lui, à « protéger » l’économie contre des effets plus conséquents. « La conjoncture mondiale complexe des dernières années a également facilité les efforts du gouvernement pour diversifier son développement dans les secteurs secondaire et tertiaire, ce qui devrait produire des résultats significatifs dans les trois à cinq prochaines années » assure R.Tashima.

2,5 milliards d’euros de capitaux injectés en 2016 au profit de l’agriculture

Robert Tashima se fonde sur les propos du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, qui a accordé une interview exclusive publiée dans The Report : Algeria 2016. Le président de la République assure dans cet entretien que la stratégie de l’Algérie fait de la croissance un objectif « permanent et prioritaire ». « Tout est fait pour encourager l’investissement et la création d’activité et améliorer l’environnement de l’entreprise. Pour réaliser cet objectif, nous nous sommes attelés à réunir un consensus très large autour de cette question de transformation économique. Le Gouvernement, les syndicats et le patronnât ont conclu un pacte national économique et social pour la croissance, qui place l’entreprise algérienne au cœur de la démarche de relance et lui fournit toutes les conditions de réussite et de développement » a  ainsi martelé le locataire d’El Mouradia.

Parmi les mesures prises pour rendre le marché plus « attrayant » aux investisseurs étrangers, figurent notamment « l’amélioration de l’accès au financement et au foncier pour les activités industrielles » ainsi que « la modernisation des services financiers ». Les secteurs de la banque et de l’assurance recherchent en effet de nouvelles façons de répondre aux besoins des PME.

Le rapport OMG souligne également que l’Algérie « cherche à créer de la richesse en accroissant ses exportations, particulièrement à travers le continent africain ». Dans cette perspective, l’agriculture est un secteur « clé » à plusieurs égards. « Le potentiel d’augmentation de ses exportations vers l’Afrique et l’Europe est prometteur. Aussi, le secteur agricole a reçu une importante injection de capitaux, de l’ordre de 2,5 milliards d’euros en 2016, dans le cadre de la récente initiative Felaha 2019 qui s’appuie sur le Programme d’investissement public 2015-2019 », lit-on encore dans le rapport du cabinet britannique.

Le secteur énergétique toujours prioritaire

Bien que le rapport de l’Oxford Business Group (OBG) met l’accent la diversification économique enclenchée par le gouvernement algérien, il est néanmoins souligné que le secteur énergétique demeure le moteur de l’économie. « Tout en tentant de freiner l’impact du ralentissement mondial des prix du pétrole et de soutenir la croissance économique, l’Algérie continue de miser sur l’exploitation de ses ressources naturelles en encourageant la production d’hydrocarbures pour compenser la baisse des prix. Plusieurs mesures visant à rendre le marché plus attrayant pour les investisseurs étrangers ont été prises dont la libéralisation du secteur des énergies renouvelables, l’élaboration d’une règlementation claire pour les productions indépendantes d’électricité et la réduction des formalités administratives » précise l’étude qui soutient que les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique sont des domaines clés pour le développement et l’investissement.

Samir HAMMA

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