L’Agora des dirigeants France-Algérie : renforcer le partenariat économique des deux cotés...

L’Agora des dirigeants France-Algérie : renforcer le partenariat économique des deux cotés de la Méditerranée

433
PARTAGER
Respectivement, de gauche à droite : Maurice Chaffois, Bernard Emié, Karim Zeribi et Jorge Hernandez,

« L’Agora des dirigeants France-Algérie » faisait sa rentrée le 24 janvier dernier dans le prestigieux restaurant parisien le Fouquet’s. Composé de starts up innovantes, de filiales de grands groupes publics et privés ainsi que de cadres dirigeants, ce réseau d’entreprises à pour vocation de stimuler et encourager la coopération commerciale entre les deux pays.

 
Coopération et investissement : ce sont les maîtres-mots qui ont présidé au premier débat de l’année de l’Agora des dirigeants France-Algérie, axé sur le « partenariat économique indispensable » des deux côtés de Méditerranée. Comme à l’accoutumée, c’est Karim Zeribi, ancien eurodéputé, président de la boîte de conseil en communication Arcade et chroniqueur des Grandes Gueules d’RMC, qui s’est chargé de l’animation.
Devant un parterre d’acteurs économiques, l’invité d’honneur de l’Agora, l’Ambassadeur de France en Algérie, son Excellence Monsieur Bernard Émié, a tenu d’abord à rappeler « les liens indéfectibles » qui lient les deux pays, a fortiori sur le plan économique. Ce dernier a ainsi souligné que « malgré une concurrence féroce des Chinois, les entreprises françaises représentent encore 10,9% de parts de marché en Algérie aujourd’hui».

 
Une relation privilégiée malgré la concurrence de la Chine

Karim Zeribi, président de l’Agora des dirigeants France-Algérie en compagnie de l’Ambassadeur de France En Algérie, Bernard Emié

 

Se voulant toujours plus optimiste, Bernard Emié égrena ensuite une série de chiffres visant à encourager les éventuels investisseurs français à se lancer dans le marché algérien, qu’il estime « profitable », nonobstant les lourdeurs administratives et un cadre législatif parfois contraignant, notamment à la faveur de la loi 49-51. « La France est le deuxième partenaire économique de l’Algérie avec environ 11 milliards d’euros d’échanges, 500 entreprises françaises sont aujourd’hui présentes en Algérie, et représentent 40 000 emplois directs et 100 000 emplois indirects, hors hydrocarbures, la France est le premier investisseur en Algérie avec 2,15 d’euros en stock d’IDE (Investissement direct étranger), la France est le 4e client de l’Algérie avec 4,4 milliards d’euros d’importations, au moins 7 millions de Français ont un lien avec l’Algérie » insista B. Émié.

Celui-ci a également tenu à préciser que « le principal secteur porteur d’emplois et d’activité est celui des services : les services financiers grâce à la présence de Société Générale et BNP Paribas, les transports (avec notamment la présence d’Air France). Dans le domaine maritime, CMA-CGM, avec un effectif de 400 personnes, est leader sur le marché algérien, l’hôtellerie-restauration (groupes Accor, Sodexo, Newrest), la distribution automobile à travers Renault et Renault Trucks, le secteur de l’environnement avec Suez Environnement ». Néanmoins, la part de marché française dans le marché algérien subit une érosion constante depuis 2000, en raison d’une concurrence accrue (Italie, Espagne, Allemagne, Turquie mais surtout Chine). La France semble proportionnellement avoir moins profité de ce que ses concurrents de l’ouverture relative de l’économie algérienne.

 
Une nouvelle dynamique sous l’impulsion de François Hollande 

 
Mais sous l’impulsion de François Hollande et Laurent Fabius, une nouvelle dynamique a été donnée aux relations bilatérales entre la France et l’Algérie. La visite du président français, en décembre 2012 tournait en effet la page d’un calamiteux quinquennat Sarkozy, marqué par la stagnation, voire la régression, de la relation entre les deux pays, notamment sur le plan des échanges commerciaux. L’objectif de cette nouvelle dynamique est de refaire de la France, le premier partenaire économique de l’Algérie. Une position désormais trustée par la Chine, mais que l’actuel gouvernement français compte bien reconquérir.

 

Commentaires

commentaires