Fatima Chbibane Bennacer : « le partage donne un sens à ma vie »

Fatima Chbibane Bennacer : « le partage donne un sens à ma vie »

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Fatima Chbibane Bennaçar lors d'une séance de dédicace.

Enseignante d’anglais à la retraire, l’écrivaine Fatima Chbibane Bennaçar anime depuis quelques années des cafés littéraires et des ateliers d’écriture qui connaissent un succès grandissant. Passionnée de poésie, elle a déjà publié trois recueils : « Mosaïques » en 2006 aux éditions Du bout de la rue, « La Partition De Ta Vie  »  en 2013 et « A L’Aube Naissante » en 2017,  tous deux aux éditions Alfabarre. Portrait. 

Pour elle, la vie est synonyme de partage, « je partage mes idées, je partage mes opinions et je partage aussi mes livres ! »
Fatima Chbibane est une femme dotée de pouvoirs magiques : elle arrive à concilier vie privée et vie active, sans fautes, grâce à un esprit organisé qui procède par priorité. Cette marocaine mère de trois enfants et vivant en région parisienne, aime la vie et la croque à pleines dents. Devenue célèbre dans la sphère de la littérature et des poètes francophones, elle publie son premier recueil de poésie en 2006 intitulé « Mosaïque », dans lequel elle rassemble ses vers parfaitement rimés. Pour elle, les choses les plus simples sont les plus belles : »le soleil qui se lève, la nuit qui tombe, le chant des oiseaux… les phénomènes naturels du quotidien m’inspirent pour écrire. »

L’amour des langues 

Cette femme arabo-musulmane, qui croit, dur comme fer, que l’aventure humaine se déroule aussi bien au coin de la rue qu’à l’autre bout du monde, est Née au Maroc. Elle a grandi au sein d’une grande famille, a fait des études supérieures à Rabat à l’université Mohamed V, où elle a décroché, en 1977, une licence en lettres option langues étrangères. Elle persévère dans ses études et obtient une maîtrise en littérature et civilisation britannique en 1978, puis un DEA en civilisation anglaise à la Sorbonne en 1979. Fatima est aujourd’hui une femme parfaitement trilingue, la langue de Shakespeare, tout comme celle de Molière, n’ont aucun secret pour elle. Elle exerce la fonction de correctrice et de lectrice dans une maison d’édition près de Paris depuis 2006 et forme aussi des jeunes cadres.

Animatrice de conférences, enseignante en langue anglaise et consultante, elle poursuit son devoir de citoyenne du monde et adhère à plusieurs mouvements associatifs culturels. Elle publie aussi de nombreux poèmes dans des ouvrages collectifs tels que «Hommage aux sacrifices de Guadeloupe » en 2012 et « Anthologie des poèmes d’amour, des poètes d’Afrique et d’ailleurs et poètes français et marocains ».

Métaphysique de l’exil 

Intriguée, entre autres, par le désir de l’homme qui aspire à connaître d’autres cieux et à quitter sa patrie, elle s’intéresse aux phénomènes sociologiques de l’immigration et affirme son intention de rapprocher les religions monothéistes dans le cadre de ses activités au sein de la « Maison islamo-chrétienne » de France. Fatima a également un goût prononcé pour le théâtre et le cinéma. Elle vient de monter et de réaliser un court métrage qui s’intitule » la tatoueuse « .

Fatima et d’autres femmes comme elle,  acharnées, obstinées et au devant de la scène, œuvrant pour des causes nobles sont, sans aucun doute, porteuses d’espoir pour les femmes arabo- musulmanes qui peinent à trouver leur place, notamment dans un Maghreb dans la prédominance patriarcal demeure profondément ancrée.

Soundousse Brahimi 

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