Dossier AFRIPOL : Les facteurs de réussite de l’Afripol

Dossier AFRIPOL : Les facteurs de réussite de l’Afripol

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Tous les moyens sont mis en oeuvre par le gouvernement Algérien pour la réussite de l'Afripol.

L’Algérie a placé la sécurité à l’échelle locale et continentale au centre de ses priorités et la dernière assemblée générale d’Afripol se veut une «valeur ajoutée» à la coopération policière régionale et internationale. Il s’agit avant tout de faire face aux menaces internationales qui pèsent sur le continent tout en tenant compte des points forts et faibles de certains pays africains lors de l’élaboration des plans sécuritaires qu’envisage le mécanisme AFRIPOL, pour faire aboutir l’approche sécuritaire ».

Basé à Alger et effectif depuis le 16 mai dernier, le mécanisme de coopération entre les polices africaines, Afripol, sous l’égide de la Direction Générale de la Sureté Nationale, a enregistré des avancées conséquentes sur le terrain. Pour la sécurité et la paix du continent africain confronté aux problèmes de la contrebande, le crime transfrontalier, la drogue, la violence sous toutes ses formes ainsi que le terrorisme, il est plus que nécessaire de conjuguer et de coordonner tous les efforts des pays membres.

Lors d’une conférence débat dédiée aux facteurs de réussite d’Afripol, animée par le commissaire divisionnaire Fayçal Hassani de la direction de la police judiciaire ,ont déclaré que le succès d’Afripol dépend de l’application des grandes lignes adoptées par chaque pays et dont l’Algérie a fait ses preuves en ce qui la concerne. Il s’agit de lutter contre le terrorisme transnational, le crime organisé, le trafic de drogue et des armes, la cybercriminalité, le braconnage, l’atteinte à l’environnement et le trafic humain.

Relier tous les bureaux des chefs de police Africains 

Selon M. Hassani : « La mise en place d’Afripol est une nécessité pour coordonner toutes les actions par le biais d’un système sécurisé ». A ce propos, il affirme que les ingénieurs algériens ont mis en place un projet qui reliera tous les bureaux des chefs de police entre eux, même si chaque pays a ses spécificités en matière de crime organisé, de trafic de drogue, de braconnage…etc. « Tous ces aspects doivent être développés par Afripol et faciliter ainsi la communication entre les 44 pays africains, partager les bonnes pratiques, identifier les expertises d’excellence, renforcer les capacités des policiers et dégager une valeur ajoutée pour tout travail accompli » a-t-il déclaré. Pour l’expert en sécurité, la création d’Afripol reflète la rigueur et le soutien politique des différents pays africains. « Il s’agit de faire face aux défis du continent pour le prochain quinquennat 2017- 2022 » a-t-il soutenu. Pour cet expert : « A l’instar d’Europol, d’Asiapol, le continent africain a vu son rêve concrétisé pour assister à la naissance d’Afripol grâce à la fermeté et à la volonté de tous pour concrétiser la collaboration avec tous les chefs de polices des pays africains ».

 

Dans ce sillage, cet expert a annoncé que le  président d’Afripol, le général major Abdelghani Hamel a envoyé une saisine aux 44 directeurs et inspecteurs de polices africaines pour installer dans les délais impartis, des structures de coordination avec la direction centrale basée à Alger. Il ajoutera qu’il est temps de s’occuper de la paix et de la sécurité du continent à travers un environnement prospère, d’échange et de coopération. Il soulignera, par ailleurs, le temps record pour jeter les bases de la création d’Afripol en mettant en exergue le travail titanesque des cadres algériens avec l’instance africaine (UA) ainsi que la rigueur des différents chefs de police des 44 pays africains. Financé par la commission de l’Union Africaine, Afripol, selon ses statuts a la possibilité d’intervenir à travers les différents Etats membres d’échanger le renseignement et le lancement prochain du mandat d’arrêt africain.

Habiba Cheurfi

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