Elections législatives algériennes : la diaspora ouvre le bal en France

Elections législatives algériennes : la diaspora ouvre le bal en France

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Ci-dessus l'affiche de la figure de proue du FLN en France,, Djamel Bouras député de la zone nord depuis 2012 et vice-président de l'Assemblée Populaire Nationale (APN)

Dans un contexte politique tendu ou le spectre de l’abstention massive plane au dessus du gouvernement Sellal, les membres de la communauté algérienne de France ont ouverts le bal des élections législatives samedi 30 avril en vue de choisir leurs représentants à l’Assemblée populaire nationale (APN).

Un désintérêt qui semble traverser la méditerranée. Bien que les résultats de la participation ne seront dévoilés que le 4 mai au soir, l’électorat algérien de France n’a pas afflué, samedi et dimanche dernier, dans les 186 bureaux de vote mis à sa disposition pour se choisir ses quatre députés. Composé au total de 763.771 électeurs, le corps électoral est réparti en deux zones, 463.260 dans la zone nord et 300.511 dans la zone sud. Les candidats sont quant à eux issus de la diaspora et sont regroupés dans 19 listes dans la zone nord et 14 listes dans la zone sud.

Un désintérêt palpable

Contrairement aux scrutins antérieurs, le vote pour les législatives de 2017 a lieu pour la communauté algérienne, durant trois jours, les samedi 29 et dimanche 30 avril ainsi que le jeudi 4 mai de 8h00 à 19h00.

Pour la journée du 4 mai, le scrutin aura lieu uniquement aux sièges des 18 postes consulaires répartis en France.
En raison de la situation sécuritaire prévalant en France et l’état d’urgence en vigueur en raison de la menace terroriste, un dispositif sera mis en place par les autorités françaises afin de sécuriser le déroulement des élections.

Durant les trois jours du scrutin, l’ambassade a mis en place une cellule qui est chargée d’assurer une liaison permanente avec la cellule du ministère des Affaires étrangères à Alger, s’enquérir sur les conditions du déroulement du scrutin au niveau des 18 postes consulaires et informer l’administration centrale.

Elle doit répondre aux sollicitations des postes consulaires en matière de conseils et éclairages juridico-administratifs, aux éventuelles saisines des candidats ou de leurs représentants et effectuer des visites d’inspection au niveau des postes d’Ile-de-France.

Cette cellule est chargée également de la collecte des résultats de la journée, de les consolider avant de les transmettre au ministère des Affaires étrangères.

En ce qui concerne la surveillance du scrutin, la Haute instance indépendante de surveillance des élections a délégué pour la France huit représentants, à raison de 4 par zone, qui seront basés au niveau des postes consulaires de Paris et de Marseille.

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