Benghebrit, le bac et les fourberies « des barbus » conservateurs

Benghebrit, le bac et les fourberies « des barbus » conservateurs

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Hadj Sahraoui HassinaNouria Benghebrit, la ministre algérienne de l’éducation nationale, donne le tournis aux islamo-conservateurs. Sans savoir, pour certains, qu’ils défrichent le terrain à la Oumma à laquelle rêvent Daech et compagnie, ils l’accusent de vouloir arracher à son environnement identitaire l’école algérienne, où seuls 4 % des élèves inscrits en première année de primaire finissent par décrocher un baccalauréat, ce sésame indispensable pour accéder à l’enseignement supérieur. Son crime ? Vouloir tirer une école sinistrée vers le haut. Comment ? en lançant par petites doses depuis 2014, date de sa désignation comme ministre, des réformes pour garantir un enseignement de qualité, cultiver l’esprit cartésien et le goût de l’effort chez l’enfant, inculquer le sens civique et la tolérance chez les mômes, éloigner le pays de l’obscurantisme pervers et du racisme linguistique des sujets d’Ibn Taymiyya et d’Al Qaradawi qui veulent priver l’enfant algérien, citoyen de demain, d’un instrument vital : la réflexion ! En pointant du doigt la ministre de l’éducation comme seule coupable de la fraude massive au bac session 2016 qui a failli « semer l’anarchie dans le pays », Abderrezak Mokri, le président du MSP, sait que personne ne pourra le contredire : il a pris en otage, avec ses « frères », quasi tout le secteur. Bouguerra Soltani, ancien président du MSP et ex-ministre, n’a-t-il pas dit un jour que les islamistes sont prêts à céder tous leurs portefeuilles pour celui de l’éducation ? Voilà pourquoi ceux qui ont crié au scandale du bac, versé des larmes de crocodiles quand les contractuels ont voulu être recrutés bessif (en force) sans  passer par un concours national, déposé une motion à l’Assemblée nationale pour demander la peau de la ministre, menacent de lancer dès la rentrée une grève générale avec deux revendications : le départ de la ministre et l’exclusion de la langue française du cursus scolaire. L’avenir des élèves ? C’est le dernier de leurs soucis ! Pour preuves ? Ils envoient 38 % des 818 518 candidats repasser partiellement leur bac pendant la période du ramadan. Et pour ceux du Grand Sud, où la plupart des établissements ne sont pas dotés de climatiseurs, sous des températures dépassant les 40 °C…

 

La direction et toute l’équipe de Salama

vous souhaitent bonne fête de l’Aïd el Fitr

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