Badis Diab : « Créer une famille entrepreneuriale en Algérie serait un vecteur...

Badis Diab : « Créer une famille entrepreneuriale en Algérie serait un vecteur de développement économique viable « 

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Badis Diab souhaite créer des ponts avec son pays d’origine et faire asseoir autour d’une même table les plus grands talents de l’entrepreneuriat algérien à travers le monde, et à partir de là, mettre en place un réel projet de développement à long terme

Rassembler des entrepreneurs algériens d’ici et d’ailleurs, fédérer leur expérience dans le domaine de la création d’entreprises, et la mettre à la disposition des jeunes talents algériens dans le but de dynamiser l’écosystème entreprenariat local, est le projet ambitieux de Badis Diab, un jeune entrepreneur Franco-algérien, qui aspire à créer le premier consortium d’entrepreneurs en Algérie.

 

Âgé de 28 ans. Badis Diab est à la tête de l’agence Galactik France un cabinet de conseils et management en sport, basé en France. Il est également le fondateur de la fondation éponyme qui vient en aide aux enfants défavorisés dans le monde.

 

Aujourd’hui Badis Diab souhaite créer des ponts avec son pays d’origine et faire asseoir autour d’une même table les plus grands talents de l’entrepreneuriat algérien à travers le monde, et à partir de là, mettre en place un réel projet de développement à long terme. D’où l’idée de ce consortium dont l’objectif est d’accompagner les nouveaux entrepreneurs algériens dans leur création d’entreprise à travers des conseils, des formations et le partage d’un réseau national et international pour le développement de leur activité.

 

 

 

″À l’image de la Silicone Vallée en Californie ou encore de la startup The Family en France, j’ai remarqué combien la mise en place d’un consortium et d’une famille entrepreneuriale donnerait naissance à un véritable mouvement entrepreneurial, qui prendrait la forme d’un incubateur de startup et d’entreprises innovantes afin d’accompagner les nouveaux entrepreneurs dans leur projet de création, en passant par une véritable structuration de ces projets” souligne Badis Diab.

 

Ce projet a déjà été proposé à des chefs d’entreprises en Algérie et aux algériens de la diaspora. Selon Badis Diab le projet a été très bien accueilli. Ce dernier explique qu’il a approché des personnes dans la sphère entrepreneuriale de la diaspora algérienne à travers le monde, des Américains, Canadiens, britanniques et français, et ces derniers ont manifesté un réel engouement pour son projet.

 

Après l’accord de plusieurs dizaines entrepreneurs à travers le monde, Badis Diab a pris attache avec des personnes capables d’organiser ces événements en Algérie et surtout qui participeraient à la d’une structure de qualité capable d’accueillir ce type d’événements.

 

“Le but premier était de convaincre de l’efficacité d’un tel projet et de sa nécessité pour l’avenir économique de l’Algérie. Je me suis d’ailleurs aperçu de la facilité à fédérer les Algériens autour d’un projet qui touche au développement du pays”, informe Badis Diab.

 

Plus concrètement Badis Diab revient sur l’objectif de ce consortium d’entreprises, il précise que les missions qui lui seront assignées consistent à identifier les différentes étapes à la mise en place d’une structure solide, indépendante qui permettrait de dynamiser l’écosystème entrepreneurial algérien.

 

 

 

Eviter les défaillances

 

Concernant le climat de création d’entreprise en Algérie, Badis Diab estime que la mise en place d’une structure ouvrant l’accès au capital pour les entrepreneurs comme l’ANSEJ, pour bénéficier d’un investissement n’est pas une garantie d’un projet d’entreprise réussi.

 

Selon lui l’accès au capital n’est que la finalité d’un projet qui doit être murement réfléchi en amont, à travers des notions essentielles de la création d’une entreprise. Il résume ces notions dans l’identification d’un segment clientèle clair et défini et l’adaptation du produit au marché, afin d’en tirer un réel potentiel de croissance.

 

“C’est là qu’intervient le consortium d’entrepreneurs. La nécessité de mettre en place une famille entrepreneuriale algérienne permettrait d’éviter à de nombreux jeunes entrepreneurs des erreurs de débutants, en leur accordant des notions vitales et un accompagnement continuel” indique Badis Diab.

 

Pour Badis Diab, si l’écosystème entrepreneurial algérien est riche en jeunesse et en potentiel, il manque cependant d’une réelle profondeur internationale qui lui permettrait de basculer dans une autre dimension, et ainsi jouer les premiers rôles en Afrique dans ce domaine. C’est pourquoi, il estime que le rôle de la diaspora est aujourd’hui essentiel.

 

 

 

Les diasporas…un nouveau souffle

 

La formation à l’étranger de ces nombreux entrepreneurs est une immense richesse pour l’Algérie, affirme Badis Diab.  Ces entrepreneurs sont, selon lui, une véritable ressource d’énergies et d’intelligence pour l’Algérie, grâce à leur maitrise de plusieurs langues, leur carnet d’adresse à l’international, et surtout car ils maitrisent les nouveaux codes de la mondialisation.

 

“La politique de rapatriement économique de la diaspora a fait ses preuves dans des pays comme l’Inde, du Brésil et de la Corée du Sud, cela a permis à ces pays d’être en adéquation totale avec la nouvelle économie de marché et l’évolution du numérique. L’Algérie doit pouvoir prendre le même chemin, celui qui mènerait à développer l’économie du pays en adéquation avec le monde d’aujourd’hui ”, ajoute-il.

 

La mise en place d’une famille entrepreneuriale algérienne à travers un incubateur de projets sera ainsi l’objectif ultime de ce consortium, conclut Badis Diab

Par Latifa Abada pour Huffpost

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