ALERTE Messieurs les présidents !

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Hadj Sahraoui HassinaAprès avoir été soulagés par la signature de l’accord de paix avec le président du groupe Azawad, nous sommes de nouveau plongés dans la terreur qui s’est soldée par cinquante morts dans un assaut contre une base de l’Union africaine en Somalie, trente-neuf dans la paisible ville de Sousse, en Tunisie, vingt-neuf à Koweït City, dans la mosquée Al Imam al Sadeq, et un mort dans une usine de gaz industriel à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère (France). Comme pendant la « décennie rouge » aussi en Algérie, le terrorisme avait choisi un vendredi de ramadan, un mois supposé être une période de contemplation, de piété et de spiritualité chez les musulmans pour frapper d’effroi les esprits des populations. Dénoncer ces actes odieux est nécessaire mais pas suffisant. Face à tous ces groupuscules se réclamant de Daech qui peuvent frapper quasi à la même heure sur trois continents, le monde doit revoir de toute urgence sa stratégie s’il veut endiguer ce fléau ravageur qui menace tout le monde sans exception et qui peut prendre plsieurs formes. Celle d’un acte élaboré comme le 11-Septembre 2001 à celle d’un acte isolé, donc imparable. Les égoïsmes n’ont plus leurs places dès lors que la terreur est devenue une réalité universelle. À défaut, la barbarie continuera à gagner des espaces et menacer toutes les valeurs humaines. Le plus grand perdant de ces quatre pays ? Assurément la Tunisie. Après sa « transition politique » réussie, elle est devenue, pour les hordes terroristes qui écument le Sahel, la Syrie, l’Irak et la Libye voisine où l’État a disparu, la cible à abattre.

C’est probablement à cause de ce qui se passe dans la région que le président français François Hollande a fait une « visite de travail » au pas de course à Alger le 15 juin. Au menu ?

Rappeler que Paris est le premier partenaire économique d’Alger et qu’il « entend le rester et même encore développer sa présence » mais aussi, et surtout, évoquer les dossiers malien et libyen où la diplomatie algérienne, favorable à des « solutions politiques », joue un rôle essentiel. Sans oublier, au passage, le problème du Sahara occidental, car si la France maintient toujours son veto, elle prendra un grand risque, alors qu’il faut panser les plaies au Maghreb.

En attendant l’apaisement, nous souhaitons à tous les musulmans du monde une bonne fête de l’Aid el Fitr, et de bonnes vacances !

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